La Birmanie et le Bangladesh ont signé, hier, un accord au contenu flou sur le retour « dans les deux mois » de réfugiés récemment passés au Bangladesh, où 620 000 Rohingyas ont afflué depuis fin août dernier. Face à une campagne de répression de l'armée birmane que l'ONU considère comme une épuration ethnique, une vague humaine a submergé le Bangladesh et engendré l'une des plus graves crises humanitaires de ce début de XXIe siècle en Asie. Après plusieurs mois de pourparlers et une intense pression diplomatique internationale, la dirigeante birmane, Aung San Suu Kyi, et le ministre bangladais des Affaires étrangères, A. H. Mahmood Ali, ont donc finalement conclu un accord à Naypyidaw, la capitale birmane, sur « le retour des personnes déplacées de l'État Rakhine », la région de l'Ouest birman épicentre des troubles. Un groupe de travail doit être mis en place dans les trois semaines pour décider des modalités de rapatriement. L'accord n'emploie pas le terme "rohingya", que refusent les autorités birmanes. Les critères de rapatriement ou le nombre des personnes concernées par ce programme ne sont pas non plus précisés.
Moyen Orient et Monde - Birmanie
Premiers retours « dans les deux mois » des réfugiés rohingyas au Bangladesh
OLJ / le 24 novembre 2017 à 00h00


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