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Macron et la Première ministre polonaise esquissent un rapprochement

Le président français Emmanuel Macron et la Première ministre polonaise Beata Szydlo ont affirmé jeudi leur volonté de "coopérer étroitement" en dépit des divergences qu'ils ont exprimées ces derniers mois, notamment sur le travail détaché au sein de l'Union européenne.

"Nous avons réussi à clarifier de nombreux doutes. Il y a encore des divergences, ce qui est une chose naturelle", a déclaré Mme Szydlo à l'Elysée, à l'issue de leur première rencontre bilatérale depuis l'élection de M. Macron en mai.

Les deux dirigeants ont échangé des propos acerbes au cours de l'été. M. Macron a ainsi affirmé que la Pologne allait "à l'encontre des intérêts européens sur de nombreux sujets" et remettait "en cause l'Etat de droit". Ces propos ont été qualifiés d'"arrogants" par Mme Szydlo.

"Nul n'ignore que, lorsque j'ai été élu, cette relation n'était sans doute pas à son niveau le plus intense et le plus positif pour différentes raisons. Nous avons des désaccords dont nous avons débattu. C'est d'ailleurs comme cela que notre relation doit se structurer. Mais nous avons aussi des points de convergence", a déclaré jeudi M. Macron.

Il a annoncé qu'il se rendrait à Varsovie en 2018, année du centenaire de l'indépendance de la Pologne.
Sur la question délicate de la réforme de la justice en Pologne, qui préoccupe la Commission et le Parlement européens, M. Macron a souligné qu'"aucun pays membre de l'UE" n'avait "à juger les réformes qu'un autre pays est en train de conduire", mais que Paris attendait l'avis de la Commission sur la conformité de celles-ci. "S'il est avéré que ce qui est fait n'est pas conforme aux textes européens, tout le monde en tirera la conséquences", a-t-il précisé.

"Tout ce qui est fait en Pologne se passe dans le respect des règles, valeurs et lois" européennes, a assuré Mme Szydlo, à la tête d'un gouvernement conservateur du parti Droit et Justice depuis octobre 2015.

Sur le dossier épineux de la directive européenne sur le travail détaché, qui a opposé les deux pays, "il y aura d'autres compromis à trouver" sur les droits des routiers, selon la dirigeante polonaise.

Les deux dirigeants souhaitent également développer les échanges économiques, qui s'élèvent à 17 milliards d'euros par an, faisant de la Pologne le premier partenaire de la France en Europe centrale et orientale. La priorité est donnée aux secteurs de la défense (la France tente de vendre des sous-marins Scorpène à Varsovie), de l'industrie et du nucléaire.

Le président français Emmanuel Macron et la Première ministre polonaise Beata Szydlo ont affirmé jeudi leur volonté de "coopérer étroitement" en dépit des divergences qu'ils ont exprimées ces derniers mois, notamment sur le travail détaché au sein de l'Union européenne.
"Nous avons réussi à clarifier de nombreux doutes. Il y a encore des divergences, ce qui est une chose naturelle", a déclaré Mme Szydlo à l'Elysée, à l'issue de leur première rencontre bilatérale depuis l'élection de M. Macron en mai.
Les deux dirigeants ont échangé des propos acerbes au cours de l'été. M. Macron a ainsi affirmé que la Pologne allait "à l'encontre des intérêts européens sur de nombreux sujets" et remettait "en cause l'Etat de droit". Ces propos ont été qualifiés d'"arrogants" par Mme Szydlo.
"Nul n'ignore que, lorsque...