Le bloc parlementaire du Changement et de la réforme (aouniste) a estimé mardi que le retour du Premier ministre démissionnaire, Saad Hariri, au Liban ouvrira la porte à la résolution de la crise gouvernementale provoquée par cette annonce.
"Le retour de M. Hariri ouvrira la porte aux solutions et nous ne perdons pas confiance, notamment après les contacts menés par le président de la République et le ralliement autour de lui", a indiqué le député Ibrahim Kanaan, lors d'une conférence de presse à l'issue de la réunion hebdomadaire du bloc. "Le Liban et sa diplomatie ont réussi" à débloquer la crise, et "nous pouvons maintenant, dans un cadre démocratique, poser ensemble notre vision" pour la suite, a-t-il ajouté. Et M. Kanaan de poursuivre : "Il est de notre devoir de préserver l'union nationale, afin de garantir la stabilité du pays et de surmonter les difficultés".
Le bloc a, dans ce contexte, appelé les responsables à "préserver l'union interne qui a prévalu lors des concertations menées avec sagesse par le président Michel Aoun, quels que soient les choix qui s'offrent au Liban".
Hors du Liban depuis sa démission annoncée le 4 novembre depuis Riyad, M. Hariri est attendu dans quelques heures à Beyrouth. C'est à partir de Paris où il se trouvait à l'invitation du président français, Emmanuel Macron, qu'il avait annoncé son retour au plus tard pour la fête de l'Indépendance, le 22 novembre. Il avait ajouté qu'il préciserait à ce moment-là, après un entretien avec Michel Aoun, ses intentions concernant sa décision de démissionner.
Cette démission intervient dans un contexte de tensions exacerbées entre les deux poids lourds de la région, l'Arabie saoudite, qui soutient M. Hariri, et l'Iran, principal allié du Hezbollah.
Les députés du bloc aouniste ont par ailleurs réitéré "la nécessité d'organiser les élections législatives "à la date prévue (en mai 2018) et selon la nouvelle loi électorale".
Lundi, le ministère des Affaires étrangères a annoncé la clôture de l'enregistrement, électronique et dans les ambassades, des expatriés libanais pour qu'ils puissent voter lors des prochaines législatives.
Gebran Bassil, ministre des Affaires étrangères, a annoncé, quatre heures avant la clôture de l'enregistrement à minuit, que plus de 90 000 expatriés se sont inscrits.
"Le retour de M. Hariri ouvrira la porte aux solutions et nous ne perdons pas confiance, notamment après les contacts menés par le président de la République et le ralliement autour de lui", a indiqué le député Ibrahim Kanaan, lors d'une conférence de presse à l'issue de la réunion hebdomadaire du bloc. "Le Liban et sa diplomatie ont réussi" à débloquer la crise, et "nous pouvons maintenant, dans un cadre démocratique, poser ensemble notre vision" pour la suite, a-t-il ajouté. Et M. Kanaan de poursuivre : "Il est de notre devoir de préserver l'union nationale, afin de garantir...


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