Le député Samer Saadé va engager des poursuites pour diffamation contre le ministre des Télécoms, Jamal Jarrah, qui a accusé son père, aujourd'hui décédé, de corruption. M. Jarrah, qui répondait à des critiques formulées par le député Samer Saadé au cours de la réunion à huis clos de la commission parlementaire des Télécoms, avait répliqué dans un commentaire public : « Au moins, sous mon mandat, les Libanais obtiendront une ligne fixe sans avoir à payer 3 ou 4 000 dollars, comme au temps où Georges Saadé, que Dieu ait son âme, était ministre ! »
Dans une réponse à ces propos, M. Saadé a rendu public le rapport qui lui a valu le commentaire insultant à la mémoire de son père, et s'est promis de traîner en justice M. Jarrah. Il a précisé que, par une coïncidence étonnante, ces propos ont été prononcés le jour anniversaire du décès de son père (17 novembre 1998). Dans le rapport détaillé qu'il avait lu devant les membres de la commission des Télécoms, dont il fait partie, le député avait accusé le ministre – et il n'avait pas été le seul à le faire – de chercher à « vider » la société Ogero des équipements nécessaires à l'installation des câbles de fibre optique qui doivent remplacer les câbles de la première génération, pour les mettre à la disposition d'une compagnie privée, en vertu d'un décret-loi vieux de 21 ans. Selon le député, la société Ogero aurait été parfaitement capable de poser les câbles en question.
Le scandale étant devenu public, le parquet financier, en la personne du procureur Ali Ibrahim, a décidé de convoquer à son bureau le ministre des Télécoms pour entendre sa déposition.
Liban - Télécoms
Accusé de diffamation par Samer Saadé, Jarrah devant le parquet financier
OLJ / le 18 novembre 2017 à 00h00

