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Liban

Chez Audi, les critiques de Pharaon à l’adresse du pouvoir

Le métropolite de Beyrouth, Mgr Élias Audi, a reçu hier le ministre d'État à la Planification, Michel Pharaon, qui a dit préférer « voir le côté rempli du verre, avec l'accord conclu sur les nominations et la loi électorale », sans pour autant mâcher ses mots quant au bilan de la première année de mandat. « Les résultats ne sont pas encore à la hauteur de nos espérances et de celles des citoyens », a indiqué M. Pharaon. Le ministre a déploré par exemple qu'en dépit du verdict obtenu, le fait que la justice n'ait pas encore mis la main sur l'assassin de Bachir Gemayel prouve qu'il y a « des manquements sur le plan judiciaire ». Il a également déploré l'absence de clôture de comptes avant l'adoption du budget 2017. « Lorsque nous parlons de la crise des réfugiés, sur laquelle nous voulons une unanimité d'opinion, faut-il présenter nos lettres de créance, comme si nous étions responsables de la présence des réfugiés ? Nous avons adopté l'échelle des salaires sans les réformes attendues. Nous n'avons pas mis de garde-fous à la corruption. Nous avons triomphé du terrorisme sans mettre la main sur les criminels qui ont tué des soldats de l'armée pour des raisons obscures. Il y a des dangers de guerre, et l'attachement aux résolutions internationales, d'une part, ainsi que le bras de fer régional, de l'autre, dont nous pourrions payer le prix. Quant à la loi électorale, sommes-nous capables d'en appliquer les réformes?» a-t-il indiqué. «Il y a les décisions de l'État, et celles qui sont prises hors de l'État par un groupe, comme s'il y avait une concurrence entre les deux », a ajouté M. Pharaon.

Le métropolite de Beyrouth, Mgr Élias Audi, a reçu hier le ministre d'État à la Planification, Michel Pharaon, qui a dit préférer « voir le côté rempli du verre, avec l'accord conclu sur les nominations et la loi électorale », sans pour autant mâcher ses mots quant au bilan de la première année de mandat. « Les résultats ne sont pas encore à la hauteur de nos espérances et de celles des citoyens », a indiqué M. Pharaon. Le ministre a déploré par exemple qu'en dépit du verdict obtenu, le fait que la justice n'ait pas encore mis la main sur l'assassin de Bachir Gemayel prouve qu'il y a « des manquements sur le plan judiciaire ». Il a également déploré l'absence de clôture de comptes avant l'adoption du budget 2017. « Lorsque nous parlons de la crise des réfugiés, sur laquelle nous voulons une...
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