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Liban - Polémique

Raad accuse l’Arabie saoudite, sans la nommer, de vouloir torpiller le scrutin

Le rôle de l'Arabie saoudite au Liban et dans la région continue d'alimenter la polémique, compte tenu de la campagne menée par le Hezbollah contre le royaume wahhabite. Selon le parti de Hassan Nasrallah, l'Arabie ne veut pas que les législatives aient lieu au Liban, de peur qu'elles ne donnent lieu à une majorité parlementaire qui ne lui sera pas favorable. C'est le chef du bloc parlementaire du parti chiite, Mohammad Raad, qui a développé ce point, hier, lors d'une cérémonie oratoire à Lebbaya, dans la Békaa-Ouest, sans citer à aucun moment l'Arabie saoudite. Il a mis en garde contre toute annulation des élections. « Que personne n'attende qu'un vent régional hostile au scrutin se lève. Faites bien attention : il se peut qu'il y ait des courants régionaux hostiles à cette échéance parce que ses résultats ne vont pas correspondre aux attentes », a-t-il averti, en accusant les factions derrière « ces courants » de chercher à « provoquer des problèmes entre les Libanais pour obtenir un report des législatives ».
M. Raad a aussi accusé les États-Unis de vouloir, à travers les sanctions qu'ils comptent imposer à son parti, « provoquer une discorde entre le peuple libanais et la Résistance ». Il s'est dit persuadé qu'« avec les sages du pays », le Hezb « réussira à protéger le Liban ». Le député a réaffirmé l'attachement de son parti à la stabilité politique, sociale et sécuritaire interne.
Pendant ce temps, son collègue Khaled Zahraman attribuait au Hezbollah, dans une interview à Radio Orient, la responsabilité de la détérioration des relations du Liban avec l'Arabie saoudite et les pays du Golfe, « à cause, a-t-il expliqué, de l'usage qu'il fait de ses armes au plan interne, de son engagement militaire en Syrie et dans les guerres qui se déroulent dans la région et du rôle qu'il joue pour mettre en application les plans iraniens dans la région ».
Commentant les propos du numéro 2 du Hezbollah, cheikh Naïm Qassem, selon lesquels la formation chiite est prête à rétablir les ponts avec l'Arabie si celle-ci modifie sa politique dans la région, Khaled Zahraman a estimé que « c'est le contraire qui est vrai ». « Cette condition doit s'appliquer au Hezbollah qui devrait changer sa politique dans la mesure où il œuvre contre les intérêts arabes », a-t-il fait valoir.

Al-Sabhane : La chute du Hezbollah
Notons par ailleurs que le ministre d'État saoudien pour les Affaires du Golfe, Thamer el-Sabhane – qui multiplie ses attaques frontales contre le Hezbollah – a souligné hier que « ceux qui s'imaginent que la teneur de mes tweets reflète un point de vue personnel vivent dans l'illusion, et ils verront dans les prochains jours ce qui se passera ». Dans un entretien à la MTV, Thamer el-Sabhane a précisé qu'il s'est adressé dans ses tweets au gouvernement « car le parti du diable, le parti terroriste, y est représenté ». « L'enjeu n'est pas de provoquer la chute du gouvernement mais celle du Hezbollah », a-t-il déclaré, avant de conclure : « Ce qui pointe à l'horizon sera, à n'en point douter, stupéfiant. »

Le rôle de l'Arabie saoudite au Liban et dans la région continue d'alimenter la polémique, compte tenu de la campagne menée par le Hezbollah contre le royaume wahhabite. Selon le parti de Hassan Nasrallah, l'Arabie ne veut pas que les législatives aient lieu au Liban, de peur qu'elles ne donnent lieu à une majorité parlementaire qui ne lui sera pas favorable. C'est le chef du bloc parlementaire du parti chiite, Mohammad Raad, qui a développé ce point, hier, lors d'une cérémonie oratoire à Lebbaya, dans la Békaa-Ouest, sans citer à aucun moment l'Arabie saoudite. Il a mis en garde contre toute annulation des élections. « Que personne n'attende qu'un vent régional hostile au scrutin se lève. Faites bien attention : il se peut qu'il y ait des courants régionaux hostiles à cette échéance parce que ses résultats ne...
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