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Moyen Orient et Monde - ONU

Veto de Moscou à une résolution sur les armes chimiques en Syrie

Après le veto russe au projet de résolution du Conseil de sécurité des Nations unies visant à prolonger d’un an l’enquête sur l’utilisation d’armes chimiques en Syrie, l’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley (à droite), a accusé Moscou d’être « une fois encore » du côté « des dictateurs et des terroristes ». Meklit Mersha/AFP

La Russie a opposé hier son veto à un projet de résolution, présenté par les États-Unis, au Conseil de sécurité des Nations unies visant à prolonger d'un an une enquête sur l'utilisation d'armes chimiques en Syrie. C'est la neuvième fois que Moscou utilise son droit de veto pour protéger son allié syrien.
La Russie s'est opposée au renouvellement du mandat des experts de l'ONU et de l'OIAC (Organisation pour l'interdiction des armes chimiques) chargés d'enquêter sur l'utilisation d'armes chimiques en Syrie. Il expire le 17 novembre. Ces experts doivent remettre demain, au Conseil de sécurité, un rapport sur l'attaque au gaz sarin du 4 avril dernier à Khan Cheikhoun, dans le nord de la Syrie, qui a tué plus de 80 personnes – dont de nombreux femmes et enfants.
En début de séance, la Russie n'était pas parvenue à faire repousser le vote sur le renouvellement du mandat au mois de novembre, après la remise de ce rapport. La Chine et le Kazakhstan se sont abstenus, la Bolivie a voté contre le renouvellement et onze pays ont voté pour une extension du mandat de la commission d'enquête, baptisée Joint Investigative Mechanism (JIM). Le veto de la Russie a bloqué l'adoption du texte.
Après le veto, l'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley, a accusé Moscou d'être « une fois encore » du côté « des dictateurs et des terroristes qui utilisent ces armes ». « La Russie a démontré une fois de plus qu'elle fera tout ce qui est possible pour s'assurer que le régime barbare (du président syrien Bachar el-Assad) ne paye jamais les conséquences de son utilisation continue de produits chimiques comme armes », a-t-elle ajouté. L'ambassadeur russe Vasily Nebenzia a répliqué, accusant les États-Unis et leurs alliés de demander un vote dans le but de « montrer du doigt et de déshonorer la Russie », et a affirmé que les méthodes et « le manque de preuves » de la commission d'enquête sur l'incident de Khan Cheikhoun étaient « risibles ». « Ce qui se passe aujourd'hui n'est pas très plaisant », a-t-il dit. « En fait, ça pue ! » a lancé l'ambassadeur.
Toutefois, M. Nebenzia n'a pas exclu de renouveler le mandat de la JIM après la remise du rapport. Ce veto « ne peut pas être le dernier mot », a plaidé François Delattre, ambassadeur français à l'ONU. « Sachons rétablir le consensus nécessaire d'ici à l'échéance du mandat du JIM, mi-novembre, pour permettre son renouvellement. C'est notre responsabilité historique », a-t-il ajouté.
Les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ont déjà accusé le régime de Bachar el-Assad d'être responsable du drame de Khan Cheikhoun. Le mois dernier, les enquêteurs de l'ONU ont affirmé détenir des preuves impliquant la responsabilité de l'armée de l'air syrienne dans cette attaque, ce que Damas a vigoureusement nié. La Russie affirme que l'attaque au gaz sarin a probablement été causée par un engin au sol et non par une attaque aérienne.

Source : AFP

La Russie a opposé hier son veto à un projet de résolution, présenté par les États-Unis, au Conseil de sécurité des Nations unies visant à prolonger d'un an une enquête sur l'utilisation d'armes chimiques en Syrie. C'est la neuvième fois que Moscou utilise son droit de veto pour protéger son allié syrien.La Russie s'est opposée au renouvellement du mandat des experts de l'ONU et de...
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