Lewis Hamilton exécutant une danse de la victoire sur sa monoplace, dans les paddocks, après son succès au GP des États-Unis, à Austin au Texas. Il est tout proche d’un 4e sacre en F1 et de rejoindre Alain Prost et Sebastian Vettel dans la légende. Clive Mason/Getty Images/AFP
À 9 points d'un 4e triomphe : après sa démonstration au GP des États-Unis, Lewis Hamilton pourra se contenter d'une 5e place, dimanche prochain à Mexico, pour être sacré champion du monde et rejoindre Alain Prost (1985, 1986, 1989, 1993) et Sebastian Vettel (2010 à 2013) dans la légende. Au-dessus, il n'y a que Juan Manuel Fangio (5 titres) et Michael Schumacher (7 titres).
« Cela se rapproche, c'est agréable à entendre, mais il faut que je bosse encore plus pour être sûr qu'on soit encore au top », a toutefois tenu à nuancer Hamilton, qui a signé au volant de sa Mercedes, à Austin au Texas, sa 62e victoire en F1. Une prudence qui peut surprendre de la part de la pop star des paddocks, lui qui n'a quitté le top 5 cette saison qu'à une seule reprise, à Monaco (7e), lorsque sa monoplace faisait des siennes.
En cas de soucis à Mexico, il aura encore le GP du Brésil, à São Paulo le 12 novembre, puis celui d'Abou Dhabi, le 26 novembre, pour atteindre le chiffre de 340 points que son principal rival à la couronne mondiale, Vettel, ne pourra pas dépasser cette année. Surtout, Hamilton marche sur l'eau depuis la fin de la trêve estivale et le GP de Belgique fin août : 5 victoires (Belgique, Italie, Singapour, Japon, États-Unis) et une 2e place (Malaisie). « Cette seconde partie de saison se déroule comme dans un rêve, car il ne faut pas oublier que c'est nous qui étions un peu à la traîne et qu'il a fallu refaire notre retard », a-t-il rappelé.
La dynamique est totalement différente pour les deux pilotes Ferrari, Vettel et Kimi Raïkkönen, la mine déconfite malgré leurs 2e et 3e places à Austin. « Je suis bien plus impatient que ces deux-là d'être à Mexico. Je ne me suis jamais senti aussi bien », s'est même permis de plaisanter Hamilton, soulignant leur manque d'enthousiasme à propos du prochain rendez-vous, au Mexique.
Signe de la supériorité de Mercedes, l'écurie allemande s'est assuré au Texas un 4e titre mondial des constructeurs consécutif. Elle est seulement la quatrième équipe dans l'histoire de la F1 à réaliser pareil exploit, après McLaren (1988-1991), Ferrari (1999-2004) – la Scuderia, emmenée par un Schumacher au sommet de son art, en avait enchaîné six de suite – et Red Bull (2010-2013). « Notre but était de remporter les deux titres cette saison et de devenir la première équipe à y parvenir après un changement de réglementation de cette ampleur », a rappelé le patron des Flèches d'argent, Toto Wolff.
L'Autodromo Hermanos Rodriguez, qui s'annonce dimanche prochain, laisse de très bons souvenirs aux monoplaces Mercedes : depuis le retour de la F1 au Mexique, elles y ont toujours réalisé la pole position et le doublé en course.
Source : AFP


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