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Lifestyle - Quelqu’un m’a dit

De Paris à Beverly Hills, le marathon des dons pour le Liban

Alessia Rositani, Ziad et Liza Asseily.

Au nom de l'art...
Trente millions de dollars ont été amassés. Il en faut bien plus pour permettre à l'Association pour la promotion et l'exposition des arts au Liban (Apeal) de lancer la construction du Beirut Museum of Art (BeMa). C'est donc un dîner de collecte de fonds qu'Apeal a organisé au restaurant du Cercle de l'Union Interalliée, un des clubs les plus exclusifs de la capitale française. Près de quatre-vingts invités, dont des personnalités prestigieuses du milieu des arts, sont venus soutenir l'association, notamment Christine Macel, commissaire générale de la Biennale d'art contemporain de Venise 2017 et conservatrice générale du musée d'art moderne, Centre Pompidou, qui a tenu à saluer dans son discours ces « artistes libanais qu'on se dispute », et dont « le talent et le rayonnement international sont confirmés », citant entre autres Salwa Raouda Choucair, Huguette Caland, Akram Zaatari et Walid Raad. Présents également, Anne Distel, conservateur honoraire du patrimoine au Musée d'Orsay ; Véronique et Aurélien Lechevallier, ancien directeur de l'Institut français au Liban, aujourd'hui un des Macron boys ayant intégré la cellule diplomatique de l'Élysée ; la Libanaise Nada Sader et son époux le collectionneur d'art contemporain et homme d'affaires français Dominique Frémont, patron de Mauboussin, la célèbre maison de joaillerie de la place Vendôme, et d'autres encore.
Avant de plonger ses invités dans un spectacle de french cancan à paillettes, suivi d'une performance de dabkét loubnane, mélange de folklore et de technique moderne, Apeal a rendu un chaleureux hommage à Etel Adnan (présente au dîner). Un aperçu de l'œuvre de l'artiste et la pensée dense et féconde de l'écrivaine et poétesse polyglotte a été donné par la Britannique Dame Julia Peyton Jones, « une des figures les plus admirées et respectées dans le monde de l'art », et par Hans Ulrich Obrist, historien d'art et directeur des projets internationaux de la fameuse Serpentine Gallery à Londres. Les Libanais présents ce soir-là ont tout naturellement souscrit à cet hommage, notamment Wadad et l'ancien ministre de la Culture Rony Arayji ; le représentant du Liban auprès de l'Unesco l'ambassadeur Khalil Karam, Béchara et Alexandra el-Khoury, Joe et Mira Maïla, Claude Audi venue de New York, Élie et Tania Zeeneh, Jean Boghossian et Cathy Van Keer, Samir Traboulsi, Raymond et Mona Chammas, Kamal et Heidi Tabet, Gaby et Nada Bocti, Tony et Carole Kareh, Nicolas Gharzouzy, Maroun Helou, le philanthrope Robert Matta, Berthe Chaghoury, Bernard Kalil, Nathalie Rechtakian et évidemment les dames d'Apeal, Rita Nammour, Nada Khoury, Sandra Abou Nader et Laura Lahoud, sans oublier Cyril Karaoglan qui s'est prêté volontiers au rôle de maître de cérémonie, et l'architecte Hala Wardé qui a présenté le projet BeMa, prévu à la rue de Damas, sur un terrain offert par l'Université Saint-Joseph.

Liza à savourer
Ziad et Liza Asseily n'en croient pas encore leurs yeux. En l'espace de quelques heures, journalistes, blogueurs et amis, libanais et français, se sont arraché 350 copies de Liza à la libanaise, publié aux éditions Ducasse et illustré par la photographe culinaire Rina Nurra. Concocté à quatre mains par le jeune couple, ce recueil de recettes connues ou innovantes, bien loin des clichés, présente la version Liza de l'art de la cuisine libanaise. La signature de l'ouvrage, prévue de 19 heures à 21 heures, dans leur restaurant, 14 rue de la Banque, à Paris, s'est étirée jusqu'à minuit ! Rabih Kayrouz était tout heureux de retrouver ses amis, dont la danseuse étoile de l'Opéra de Paris, Marie-Agnès Gillot, qui avait défilé pour la maison (Kayrouz) il y a deux ans, le danseur de ballet Marc Moreau et Lucas Ossendrijver, directeur artistique de la ligne masculine Lanvin. Il y avait aussi la belle Florentine Alessia Rositani, épouse de l'héritier de la casa Curzio Malaparte. C'est sur le toit de cette « maison surréaliste » qui fait figure d'ovni sous le ciel de Capri que Brigitte Bardot s'était étendue nue dans Le Mépris ; l'image, gravée dans les mémoires, continue à faire fantasmer les touristes qui viennent du monde entier pour la visiter.
Lina Tannous, Maria Osseimi, Karim et Michèle Chaaya étaient en grande conversation avec la designer Victoria Wilmotte et l'architecte libanaise Aline Asmar de Amman, qui a assuré la direction artistique de la rénovation de l'hôtel Le Crillon. Un peu plus loin, Milia Maroun et Lena Lutaud, reporter au Figaro, étaient tout ouïe pour Sarah Andelmann, cofondatrice du concept store Colette, temple de la branchitude rive droite, dont les portes fermeront définitivement le 20 décembre prochain. Et comme toutes les occasions sont bonnes pour se régaler, ce beau monde s'est laissé tenter par la limonade à la mastika, avant de déguster avec appétit les finger food et le vin Kefraya.
Dans l'assistance également, le directeur de l'Office du tourisme du Liban à Paris Serge Akl, l'auteure et artiste Lamia Ziadé, ainsi que Karim Basbous, qui félicitaient Khalil Joreige, lauréat du prix Marcel-Duchamp 2017, qu'il partage avec son épouse Joanna Hadjithomas pour leur projet « Discordances/Uncomformities », présenté au Centre Pompidou. La liste des présents qui se déroule sans fin comme un générique de film comprend aussi Leila Soughayar, Dina Haïdar, Alya Chéhab, Hala Bustros, Nadim Asfar, Lina Raphaël, Eli Obeid, Sonita Nader (Radio Monte-Carlo Doualiya) et Walid Maalouf, membre du conseil d'administration de la Lebanese Food Bank, association qui récupère les restes de nourriture au lendemain des grandes réceptions.

Week-end californien
Pas moins de 700 participants au dîner de gala d'Amideast, important organisme américain engagé dans des missions d'éducation au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Objectif : renflouer la caisse de son antenne beyrouthine, qui octroie des bourses aux étudiants désirant poursuivre une formation aux États-Unis. Dans un magnifique élan de générosité, la communauté libanaise, venue des différentes villes des États-Unis, s'est retrouvée à Los Angeles, plus précisément au Beverly Hills Hilton, qui a déroulé son red carpet pour l'occasion.
La liste des personnalités américaines d'origine libanaise n'était pas des moindres : Jeannie et le président d'Amideast Théodore H. Kattouf, ancien ambassadeur des États-Unis aux Émirats arabes unis et en Syrie, bardé de l'Ellis Island Medal of Honor et du Presidential Award pour ses services rendus au State Department ; Sheryl et Harry Nadjarian qui avait quitté Beyrouth en 1975 pour fonder l'Industrial Motor Power Corporation (IMP), une des plus grandes sociétés de négociation de matériel électrique privé dans le monde ; le juge James Kaado qui a officié pendant 25 ans à la Cour suprême du comté de Los Angeles, accompagné de sa fille Rima; le banquier new-yorkais Yervant Demirjian ; Karim Kano, Senior Vice President of Strategic Investments chez Calpoint, LLC ; Dorian Khouri, conseiller financier chez UBS à LA ; Dany Tarkanian qui se prépare, dit-on, aux élections du Sénat. Rabih Aridi, membre du conseil d'administration des Paramount Hotels & Resorts ; Hind et Habib Debs (Advanced Technology Systems Company, ATSC) avec leur fils Paul; Sevak Kachadurian (agent immobilier à Beverly Hills) et sa maman Sonick ; Denise et le vice-président d'Amideast Greg Touma, Najwa et Hanna Chammas, Ghada Irani, ainsi que le consul du Liban à LA, Johnny Ibrahim, pour ne citer que quelques-uns.
Parmi les présents débarquant tout droit de Beyrouth, il y avait Wafa Saab, Robert et Sandra Tarazi, Maha Kaddoura, Nabil et Carole Bustros, Georges et Maya Doumet, Chérif et Rana Idriss, Walid et Lina Assaf, Paul et Katia Boulos, Fady et Milia Garabet, Raja et Karen Srour, et aussi et surtout Nour Semaan, venue recevoir le trophée « Education Hero Award » attribué à son père, l'ingénieur et grand philanthrope Maroun Semaan, décédé en mai dernier.
Les hymnes nationaux libanais et américain, interprétés par le ténor Amine Hachem, accompagné au piano par Omar Rahbani, ont donné le coup d'envoi d'une soirée ponctuée, tout d'abord, de discours. Celui du président d'Amideast Théodore Kattouf, d'Anis Nassar, membre du conseil d'administration, et de Ricardo Karam, keynote de l'événement.
Place ensuite à une folle ambiance avec les survitaminés California Crooners et la performance endiablée de Guy Manoukian et son orchestre qui ont littéralement enflammé le public. Et pour clore la soirée, une étoile de la chanson libanaise : Najwa Karam.
Dans l'intervalle, plus de 70 lots ont été mis aux enchères (vente silencieuse), dont des robes offertes par Élie Saab, Reem Acra, Rabih Kayrouz, Georges Chakra. Sans compter une robe Zuhair Mrad, provenant de Najwa Karam.

Rectificatif
Roderick Cochrane nous informe que contrairement à ce que nous avions rapporté, la musique « live » dans les jardins du palais Sursock peut se poursuivre jusqu'à 1h du matin. Les convives peuvent ensuite continuer leur soirée, aussi bruyamment qu'ils veulent, à l'intérieur de la discothèque, jusqu'à 2h30.

[email protected]



Au nom de l'art...Trente millions de dollars ont été amassés. Il en faut bien plus pour permettre à l'Association pour la promotion et l'exposition des arts au Liban (Apeal) de lancer la construction du Beirut Museum of Art (BeMa). C'est donc un dîner de collecte de fonds qu'Apeal a organisé au restaurant du Cercle de l'Union Interalliée, un des clubs les plus exclusifs de la capitale...

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