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Liban - Sécurité

Les FL et les Kataëb condamnent les attaques contre leurs sièges régionaux à Miniara

Les protestataires, qui se sont abstenus d'accuser quelque partie que ce soit, affirment leur volonté de s'en remettre à l'État pour arrêter les coupables.

Les Kataëb et les Forces libanaises ont condamné au cours du week-end dernier l'attaque la veille au soir contre leurs sièges régionaux dans le Akkar, à Miniara. Samedi soir, des individus cagoulés ont brûlé les enseignes et les drapeaux des sièges des deux formations politiques chrétiennes.
« Cette initiative de brûler le bureau du parti traduit des menaces lancées par des groupes qui ne croient pas au Liban comme patrie définitive de tous ses citoyens, au lendemain du verdict contre les assassins de Bachir Gemayel », indique un communiqué publié par les Kataëb dans la matinée. « Nous attribuons la responsabilité de telles agressions et de leurs répercussions aux autorités libanaises », appelant ces dernières à accélérer l'arrestation des agresseurs et à les sanctionner. Exhortant ses partisans à la retenue, le parti a jugé que ce qui a eu lieu était une tentative de pousser le parti dans des réactions voulues par les agresseurs afin d'entraîner le pays dans le chaos.
« Ces tentatives, qui nous rappellent les agissements du temps de la tutelle syrienne, ne nous impressionnent pas », indique par ailleurs un communiqué publié par les responsables de la section FL dans le Akkar. « Notre présence dans cette région est historique et toutes les tentatives visant à contrecarrer notre détermination et notre lutte sont vouées à l'échec », poursuit ce texte. « Le verdict contre les assassins de Bachir Gemayel nous montre que nous ne retournerons pas en arrière. »
En fin de matinée, la section des Forces libanaises du Akkar a organisé avec ses partisans, ceux des Kataëb et leurs alliés, un rassemblement à Miniara à 16h00. Les participants, qui se sont abstenus d'accuser quelque partie que ce soit, ont affirmé leur volonté de s'en remettre à l'État pour arrêter les coupables.
Vendredi, la Cour de justice, dont les jugements sont sans appel, avait condamné à mort par contumace Habib Chartouni, militant du Parti syrien national social (PSNS, pro-Assad), et Nabil Alam, ancien haut responsable du PSNS, tous deux reconnus coupables de l'organisation et de l'exécution de l'attentat dans lequel a péri Bachir Gemayel.
Samedi soir, Hadi Hobeiche, député chrétien du Akkar, avait condamné ces attaques sur Twitter. « Nous nous élevons contre cette tentative d'incendie ayant visé les sièges des FL et des Kataëb que nous condamnons sans ambiguïté », a-t-il déclaré, appelant les forces de sécurité à identifier les auteurs de cette attaque.
Dans la journée de samedi, des inconnus ont poursuivi le flot des bravades en réaction au jugement en inscrivant sur un mur à Achkout, village natal du président du Conseil supérieur de la magistrature et de la Cour de justice, Jean Fahd, ce qui suit : « À chaque traître son Habib », dans une allusion à Habib Chartouni. Réagissant à ce graffiti, des responsables régionaux du PSNS ont dénoncé « un acte d'enfantillage ».
À ce sujet, un député du Rassemblement démocratique, Nidal Tohmé, a estimé hier que « la consolidation de la justice constitue la pierre angulaire de l'État de droit. Les menaces adressées aux juges sont des menaces à la stabilité », a-t-il dit, dans une déclaration à la presse. « Les jugements ne peuvent être rendus selon les convictions de certains », a-t-il ajouté, stigmatisant à son tour les actes de vandalisme de Miniara.

Les réactions politiques
Le jugement émis vendredi par la Cour de justice a continué de susciter des réactions dans les milieux politiques. Élie Keyrouz, membre du bloc des Forces libanaises, a estimé samedi que le verdict dans cette affaire « est une condamnation de la logique politique et sécuritaire prônée par le parti dont sont issus Habib Chartouni et Nabil Alam ».
Alain Aoun, député du bloc du Changement et de la Réforme, a déclaré samedi dans un entretien télévisé qu' « il n'est pas permis de légitimer la culture des assassinats politiques via la presse ou les médias sociaux ». M. Aoun faisait notamment allusion à l'interview de Habib Chartouni, en cavale, recueillie par le quotidien al-Akhbar, proche du Hezbollah, et aux multiples réactions qui ont suivi pour dénoncer la décision de justice. M. Aoun a tenu à rappeler à ce propos que les assassinats politiques « ne sont pas touchés par l'amnistie accordée au lendemain de la guerre ». « Personne n'a le droit de rouvrir le dossier de la guerre libanaise », a-t-il conclu, précisant en substance que l'assassinat de Bachir Gemayel s'est produit dans des circonstances bien précises et ne peut en aucun cas être justifié.
De son côté, le chef du Parti national libéral (PNL), Dory Chamoun, a déclaré « ne pas s'attendre à un second verdict dans l'affaire de l'assassinat de Dany (son frère) ». En 1994, l'État avait arrêté son ancien rival de l'époque, Samir Geagea, accusé de l'attentat perpétré contre l'église Notre-Dame de la Délivrance. M. Geagea est également soupçonné d'avoir assassiné Dany Chamoun.

Les Kataëb et les Forces libanaises ont condamné au cours du week-end dernier l'attaque la veille au soir contre leurs sièges régionaux dans le Akkar, à Miniara. Samedi soir, des individus cagoulés ont brûlé les enseignes et les drapeaux des sièges des deux formations politiques chrétiennes.« Cette initiative de brûler le bureau du parti traduit des menaces lancées par des groupes qui ne croient pas au Liban comme patrie définitive de tous ses citoyens, au lendemain du verdict contre les assassins de Bachir Gemayel », indique un communiqué publié par les Kataëb dans la matinée. « Nous attribuons la responsabilité de telles agressions et de leurs répercussions aux autorités libanaises », appelant ces dernières à accélérer l'arrestation des agresseurs et à les sanctionner. Exhortant ses partisans à la...
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