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France: Abdelkader Merah se dépeint en musulman "orthodoxe" mais non violent

Soupçonné d'avoir été le "mentor" religieux du tueur Mohamed Merah, son frère Abdelkader s'est dépeint vendredi "comme un musulman orthodoxe" qui "n'appelle pas" à "des actions violentes", devant la cour d'assises de Paris où il est jugé pour complicité d'assassinat.

"Je me revendique comme un musulman orthodoxe", a expliqué Abdelkader Merah en réponse à une question du président Franck Zientara sur sa proximité avec l'idéologie salafiste.
"Dans ma perception de l'islam, je n'appelle aucunement à des actions violentes (...) ce n'est pas avec des morts que l'on fait progresser l'islam", a-t-il précisé par la suite.

Ambigu, il a affirmé condamner les actes de son frère qu'il a pour la première fois qualifié de "musulman terroriste", mais il a aussi dit souhaiter qu'il soit au paradis et être prêt à donner son nom à son fils pour lui rendre hommage.

Durant l'enquête, il avait déclaré que son frère avait eu "une belle mort", ajoutant que "tout musulman aimerait se faire tuer par son ennemi". Il affirme aujourd'hui avoir dit ça "sous le coup de la colère".

Abdelkader Merah est jugé pour "complicité" des sept assassinats perpétrés par son frère Mohamed en mars 2012. Il est également accusé d'avoir participé "à un groupement criminel affilié à el-Qaëda prônant un islamisme jihadiste (...) en appliquant à lui-même et à son frère Mohamed les recommandations de cette organisation dont il possédait les enseignements et les conseils opérationnels".

Durant son interrogatoire, l'accusé s'est exprimé avec calme et sang-froid, éludant les questions les plus sensibles dans des débats théologiques. "Esquive", "taqîya" (dissimulation), ont dénoncé les avocats des familles de victimes.

Interrogé sur ses quatre voyages en Egypte où il a suivi des cours à l'école Al Fajr, prisée des salafistes, il a dit avoir voulu apprendre l'arabe pour mieux comprendre le Coran.
Sur les textes extrémistes retrouvés sur un disque dur à son domicile, il parle d'un "cocktail sans idéologie précise, avec 10% de textes jihadistes" collecté pour s'informer sur le sujet.

Sur le jihad, il souligne qu'il "fait partie du Coran comme la prière, le jeûne ou le pèlerinage".
Interrogé sur sa connaissance des voyages de son frère, notamment au Pakistan où il s'est fait adouber par un groupe proche d'el-Qaëda, il dit avoir cru au départ à des voyages touristiques puis avoir eu des doutes. Je suppose que "s'il a eu des contacts avec el-Qaëda, c'est qu'il avait des recommandations", a-t-il dit, réfutant avoir pu jouer ce rôle d'intermédiaire.

D'ailleurs, il conteste l'influence religieuse sur son frère qu'on lui prête. "Pourquoi voulez-vous qu'il se tourne vers moi? Je ne suis pas d'un grand niveau (sur l'islam), à peine le niveau CP (cours préparatoire de l'enseignement primaire, NDLR) en Egypte."

Soupçonné d'avoir été le "mentor" religieux du tueur Mohamed Merah, son frère Abdelkader s'est dépeint vendredi "comme un musulman orthodoxe" qui "n'appelle pas" à "des actions violentes", devant la cour d'assises de Paris où il est jugé pour complicité d'assassinat.
"Je me revendique comme un musulman orthodoxe", a expliqué Abdelkader Merah en réponse à une question du président Franck Zientara sur sa proximité avec l'idéologie salafiste."Dans ma perception de l'islam, je n'appelle aucunement à des actions violentes (...) ce n'est pas avec des morts que l'on fait progresser l'islam", a-t-il précisé par la suite.
Ambigu, il a affirmé condamner les actes de son frère qu'il a pour la première fois qualifié de "musulman terroriste", mais il a aussi dit souhaiter qu'il soit au paradis et être prêt à donner son nom...