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France/Argentine: avis favorable à l'extradition d'un tortionnaire présumé

La justice française a donné jeudi un nouvel avis favorable à l'extradition vers l'Argentine de Mario Sandoval, un ex-policier mis en cause dans la disparition d'un étudiant pendant la dictature (1976-1983).

L'Argentine soupçonne M. Sandoval d'être mêlé à l'enlèvement et la disparition le 30 octobre 1976 d'Hernan Abriata, étudiant en architecture qui fut détenu à l'École de mécanique de la marine.

Quelque 5.000 personnes passées par le centre de torture tristement célèbre de la dictature argentine ont disparu, souvent jetées depuis des avions dans le Rio de la Plata.

Si l'Argentine soupçonne M. Sandoval de nombreux faits de meurtres, tortures et séquestrations, le dossier Abriata est cependant le seul sur lequel elle s'appuie pour demander son extradition, car elle dispose d'une dizaine de dépositions qui l'impliquent.

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Versailles, près de Paris, s'est donc elle aussi appuyé sur ce seul dossier pour rendre un avis favorable à l'extradition.

En mai 2014, la cour d'appel de Paris avait émis un premier avis favorable à l'extradition, réclamée par Buenos Aires depuis 2012. Mais en février 2015, la Cour de cassation avait refusé de donner son feu vert pour un motif lié à la prescription des faits.

Me Bertrand Lampidès, avocat de M. Sandoval, a indiqué que son client allait "certainement se pourvoir en cassation" et que le débat devant la cour porterait "à nouveau sur la prescription" des faits.

A la fin du processus, c'est par un décret du Premier ministre, susceptible d'être attaqué devant le Conseil d'Etat, que l'extradition peut s'effectuer.

La justice française a donné jeudi un nouvel avis favorable à l'extradition vers l'Argentine de Mario Sandoval, un ex-policier mis en cause dans la disparition d'un étudiant pendant la dictature (1976-1983).
L'Argentine soupçonne M. Sandoval d'être mêlé à l'enlèvement et la disparition le 30 octobre 1976 d'Hernan Abriata, étudiant en architecture qui fut détenu à l'École de mécanique de la marine.
Quelque 5.000 personnes passées par le centre de torture tristement célèbre de la dictature argentine ont disparu, souvent jetées depuis des avions dans le Rio de la Plata.
Si l'Argentine soupçonne M. Sandoval de nombreux faits de meurtres, tortures et séquestrations, le dossier Abriata est cependant le seul sur lequel elle s'appuie pour demander son extradition, car elle dispose d'une dizaine de dépositions qui...