Le Hamas a prévenu hier le président Mahmoud Abbas qu'il mettait en danger l'accord de réconciliation entre groupes palestiniens en tardant à lever des sanctions prises pour forcer la main du mouvement islamiste. « Le maintien des mesures punitives prises à l'encontre de notre peuple à Gaza un mois après la dissolution du comité administratif altère le climat général de réconciliation », a averti un porte-parole du Hamas, Abdellatif el-Qanoue, dans un communiqué cité par les médias du mouvement.
Sous pression, le Hamas, qui gouverne sans partage la bande de Gaza depuis 2007, a annoncé en septembre dissoudre son comité administratif, sorte de gouvernement fantôme, satisfaisant ainsi une exigence capitale de M. Abbas et dégageant la voie à la réconciliation interpalestinienne. Depuis, le Hamas et son grand rival, le Fateh, ont signé, jeudi dernier, un accord prévoyant le transfert des pouvoirs à Gaza du Hamas à l'Autorité palestinienne, présidée par M. Abbas, d'ici au 1er décembre. L'Autorité, entité internationalement reconnue censée préfigurer un État indépendant et dominée par le Fateh, avait été évincée de Gaza par le Hamas, considéré comme infréquentable par une partie de la communauté internationale. Cette même communauté internationale voit dans le retour annoncé de l'Autorité à Gaza un facteur potentiellement important pour recréer une perspective de règlement du conflit israélo-palestinien.
Parallèlement, un communiqué officiel, diffusé hier, a réaffirmé que le gouvernement israélien refuse de négocier avec un futur gouvernement d'union palestinien qui comprendrait le Hamas, si la formation islamiste ne rend pas les armes, ne renonce pas à la violence, ne reconnaît pas Israël et ne rompt pas ses liens avec l'Iran.
Source : AFP


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