Melhem Riachi. Photo Ani
Le ministre de l'Information, Melhem Riachi (Forces libanaises), a réitéré hier le veto de sa formation à toute négociation avec le régime syrien pour le retour des réfugiés.
Dans une interview accordée dimanche à la chaîne al-Jadeed, M. Riachi a assuré que « les FL sont pour le retour des réfugiés syriens à Damas, mais s'opposent aux négociations avec le régime syrien ».
Commentant la situation du gouvernement au vu des contradictions entre ses composantes autour de plusieurs dossiers épineux, le ministre de l'Information s'est voulu optimiste. « Pour le moment, je ne crains pas pour le cabinet, d'autant que la déclaration ministérielle est le terrain commun autour duquel tout le monde s'accorde », a déclaré M. Riachi. Mais il a toutefois nuancé ses propos : « Dans la prochaine phase, je ne peux rien garantir, dans la mesure où toute infraction à la déclaration ministérielle menacerait la pérennité de l'équipe ministérielle », a-t-il expliqué, avant de poursuivre : « À l'instar du ministre de l'Intérieur, Nouhad Machnouk, nous sommes contre la rencontre entre le chef de la diplomatie, Gebran Bassil, et son homologue syrien, Walid Moallem. »
Évoquant les relations entre les FL et le CPL, Melhem Riachi commence par se féliciter du fait que les deux formations chrétiennes ont assuré l'équilibre et le vrai partenariat national, et ont même réussi à récupérer les prérogatives du président de la République, « même si cela s'est fait sans texte ».
Il a toutefois reconnu qu'« il y a beaucoup de détails négatifs qui laissent de mauvaises retombées sur les rapports entre les deux partis », appelant par la même occasion le chef de l'État, Michel Aoun, à « prendre ce dossier en main, dans la mesure où cette question nécessite que MM. Aoun et Geagea jouent de nouveau leur rôle pour protéger ce qu'ils ont produit ensemble ». Le ministre de l'Information a fait état d'une « concordance de vues dans le cadre de la déclaration d'intention », estimant qu'il n'est pas honteux de diverger. « Mais la honte, c'est que la divergence dégénère en une dispute », a-t-il souligné.
Se voulant encore plus clair, Melhem Riachi a indiqué que « le problème réside en l'approche différente du pouvoir entre le CPL et les FL », soulignant que son parti n'a pas été informé des nominations diplomatiques hors cadre, ni des nominations au Casino du Liban.
Pour ce qui est des législatives de 2018, M. Riachi a indiqué que s'il venait à présenter sa candidature, cela se ferait au Metn-Nord.

