L'ancien ministre de la Justice, le général Achraf Rifi, a affirmé hier lors d'une cérémonie donnée en son honneur à Aramoun, qu'il « ne se retirera pas des batailles électorales qu'il compte mener dans des circonscriptions déterminées, notamment dans la deuxième circonscription de Beyrouth, et cela quel qu'en soit le prix ». Et de poursuivre : « Nous ne sommes pas du genre à nous retirer et à lâcher prise face aux difficultés et aux menaces, d'autant que notre bataille concerne notre destin même, notre identité ainsi que l'avenir de nos enfants. »
« La ville de Beyrouth a connu toute sorte de crises et d'injustices, et les habitants de la capitale ont des droits qui ne leur seront accordés qu'à condition qu'ils élisent leurs députés et leurs leaders pour qu'ils les représentent avec justesse », a-t-il déclaré devant un public de partisans et en présence notamment de Ziyad Itani, coordinateur du bureau électoral de M. Rifi à Beyrouth.
L'ancien ministre a également déploré la situation de la communauté sunnite, « la plus grande communauté au Liban, qui se sent aujourd'hui faible et victime d'injustice due aux compromis injustifiés dont elle fait l'objet ». « Puisque le consensus national repose sur l'équilibre communautaire, nous œuvrerons pour améliorer la situation de la communauté sunnite et mettre fin à cette série de compromis », a-t-il poursuivi. Et de conclure : « La situation est difficile, non seulement au Liban, mais partout dans la région, et la menace de la division plane sur le monde arabe, d'où notre attachement à nos valeurs et nos constantes. »
Liban
Rifi : Nous mènerons les batailles partout, notamment à Beyrouth
OLJ / le 06 octobre 2017 à 00h00

