Kylian Mbappé (au centre), attaquant vedette des Bleus, souriant lors de l’entraînement à Clairefontaine-en-Yvelines. L’équipe de France, 1re de son groupe avec un point d’avance sur la Suède, aborde une séquence cruciale puisqu’elle dispute ses deux derniers matches de qualification au Mondial 2018, samedi en Bulgarie et mardi face au Belarus, au Stade de France. Franck Fife/AFP
L'Allemagne et l'Angleterre, dans la zone Europe, ont cinq points d'avance sur leurs poursuivants et ont de grosses chances de se qualifier, dès cette nuit, pour le Mondial 2018 en Russie. En prébarrages de la zone Asie, la Syrie vise « l'impossible » tandis que le Chili, dans la zone Amérique du Sud, est au bord de la crise de nerfs et que Messi et l'Argentine jouent à se faire peur.
Zone Europe
Dans la poule C, les champions du monde allemands (24 points) filent vers la Russie et devraient, sauf contre-performance, se qualifier contre leur poursuivant direct, l'Irlande du Nord (19 points). Un match nul à Belfast suffit aux hommes de Joachim Löw pour obtenir leur billet. Sauf miracle, les Nord-Irlandais se dirigent tout droit vers les barrages. En tête de leur groupe E, les Polonais (19 points) doivent assurer à l'extérieur contre la modeste sélection arménienne, déjà éliminée, qu'ils n'avaient battue que 2-1 à l'aller. Le Danemark et le Monténégro, qui s'affrontent ce soir, restent en embuscade avec leurs 16 unités. Et, dans la poule F, si les Anglais (20 points) battent la Slovénie à Wembley, ils auront leur qualification en poche. Un match nul pourra même suffire si la Slovaquie en fait autant ou perd en Écosse. La bataille pourrait être très rude pour la place de barragiste entre Slovaques (15 points), Slovènes et Écossais (14 points).
Zone Asie
Exilée en Malaisie, l'équipe nationale de Syrie affronte ce soir l'Australie en prébarrage aller, pour continuer de rêver d'une participation historique au Mondial 2018, malgré des années de guerre civile sur ses terres. Un premier match « à domicile » à Malacca, avant un match retour dès la semaine suivante à Sydney, le 10 octobre : le gagnant rencontrera en novembre le 4e de la Confédération de football d'Amérique du Nord et centrale (Concacaf), actuellement les États-Unis, pour décider en barrage aller-retour de sa présence au Mondial en Russie.
« Atteindre les éliminatoires en Asie était déjà presque un miracle, car personne ne s'attendait à ce qu'on arrive à ce stade, compte tenu des circonstances auxquelles nous sommes confrontés dans notre pays », a déclaré le sélectionneur syrien, Ayam el-Hakim. « Cela montre la volonté qu'ont les Syriens et leur capacité à atteindre l'impossible. Nous espérons accomplir le rêve de participer à la Coupe du monde. C'est le rêve de chaque Syrien, chaque membre de notre équipe, qu'il soit joueur, entraîneur ou dans l'encadrement », a-t-il ajouté. La Syrie, 75e au classement FIFA, n'a jamais participé à une Coupe du monde.
Zone Amérique du Sud
Deux Copas America, une « génération dorée », des stars dans les championnats européens... Pourtant, le Chili, très mal embarqué pour le Mondial 2018, est au bord de la crise de nerfs avant de recevoir l'Équateur, ce soir. La Roja, qui brille depuis 10 ans et a remporté en 2015 et 2016 la compétition reine du football sud-américain, occupe actuellement la 6e place de la zone. Une position synonyme de non-qualification pour la Coupe du monde en Russie, au terme d'une phase préliminaire résolument médiocre, avec des joueurs-phares, comme Arturo Vidal (Bayern Munich) et Alexis Sanchez (Arsenal), peu performants en sélection. Lors de ses deux dernières rencontres, le Chili (23 points) s'est incliné contre la Bolivie (0-1), sur un penalty, et à domicile contre le Paraguay (0-3). Au Chili, les critiques pleuvent et certains évoquent la fin de la « génération dorée ». Une victoire ou un nul laisserait, en théorie, encore une maigre chance au Chili ou à l'Équateur (8e avec 20 points) de se maintenir dans la course. Mais une défaite scellerait définitivement le sort du vaincu.
Verra-t-on une Coupe du monde sans maillot rayé blanc et bleu ciel ?
C'est ce scénario catastrophe que Lionel Messi et l'Argentine, qui jouent à se faire peur dans la course au Mondial, vont tenter d'éviter ce soir face au Pérou. L'Albiceleste est au bord du précipice : le Brésil de Neymar déjà qualifié, il reste trois places directes pour la Russie et une via un barrage intercontinental. L'Argentine, finaliste en 2014, n'a pas manqué un Mondial depuis 47 ans et l'édition 1970 remportée par le grand rival brésilien. Or, Messi & Co. ne sont que 5es à deux journées de la fin des qualifications. Certes, cette 5e place n'est pas éliminatoire, elle donne accès à une toute dernière chance : un match de barrage contre la Nouvelle-Zélande, représentante de la zone Océanie. Mais est-ce bien la place des Argentins ? Plus question de tergiverser donc. Dans le chaudron de la Bombonera, c'est tout un pays refusant d'être privé de Coupe du monde qui poussera son équipe face au Pérou (4e). Tous deux comptent 24 points, mais les Incas ont une meilleure différence de buts. Ironie de l'histoire, ce fut dans cette même Bombonera que l'Albiceleste fut privée du Mondial 1970 au Mexique, et face au même adversaire, le Pérou (2-2)...
Source : AFP
Zone EuropeDans la poule C, les champions du monde allemands (24 points) filent vers la Russie et devraient, sauf contre-performance, se qualifier contre leur poursuivant direct, l'Irlande du Nord (19 points). Un match nul à Belfast suffit aux hommes de Joachim Löw pour obtenir leur billet. Sauf miracle, les Nord-Irlandais se dirigent tout droit vers les barrages. En tête de leur groupe E, les Polonais (19 points) doivent assurer à l'extérieur...

