Un commissaire de police a suscité l'émoi au procès du frère de Mohammed Merah en affirmant que le tueur avait "commis seul ses crimes" en mars 2012 dans le sud de la France.
Le frère de Merah, Abdelkader, actuellement jugé pour "complicité" par la cour d'assises de Paris, est accusé d'avoir "sciemment" facilité la préparation des assassinats de trois militaires, trois enfants et un enseignant juifs à Toulouse et Montauban, en l'aidant notamment à dérober le scooter utilisé lors des tueries. Il comparaît aux côtés de Fettah Malki, 34 ans, un ami délinquant de Mohamed Merah accusé de lui avoir fourni un gilet pare-balles et un pistolet-mitrailleur.
Invités mercredi à s'exprimer sur les faits qui leur sont reprochés, les accusés les ont contestés, Abdelkader Merah, 35 ans, affirmant que s'il était bien "présent" lors du vol du scooter par son frère, il n'y avait "pas participé".
Le premier policier appelé à la barre mardi soir pour raconter la traque du tueur, abattu le 22 mars dans son appartement par des policiers d'élite, a créé la surprise en soutenant la thèse de l'action d'un "loup solitaire", remise en cause notamment par les magistrats instructeurs. "Merah a choisi seul ses cibles, a fait seul ses repérages et commis seul ses crimes", a estimé le commissaire Eric Voulleminot, suscitant la colère des parties civiles. "Vous vous rendez compte que votre témoignage peut conduire à un probable acquittement des accusés ?" lui a lancé Me Jean Tamalet, représentant une partie civile.
"Je suis choquée", a renchéri l'avocate générale, Naïma Rudloff. "Vous nous faites un long résumé détaillé de votre enquête et vous oubliez un fait majeur: la revendication laissée par Merah où il fait allégeance à el-Qaëda". Les attaques ont été revendiquées par le groupe jihadiste Jund al Khalifat, affilié à el-Qaëda, que Mohamed Merah avait rencontré lors d'un voyage dans les zones tribales du Pakistan. Mercredi après-midi, un autre enquêteur a exprimé un autre avis: "Oui, Merah était seul quand il a appuyé sur la détente, mais l'enquête a déterminé qu'il y avait des complicités".
Surnommé "Ben Laden" dans son quartier, Abdelkader Merah était fiché pour sa proximité avec d'autres membres de la mouvance islamiste radicale. Après les meurtres, l'accusé s'était dit "fier" de son frère, ajoutant que "tout musulman aimerait se faire tuer par son ennemi".
Le frère de Merah, Abdelkader, actuellement jugé pour "complicité" par la cour d'assises de Paris, est accusé d'avoir "sciemment" facilité la préparation des assassinats de trois militaires, trois enfants et un enseignant juifs à Toulouse et Montauban, en l'aidant notamment à dérober le scooter utilisé lors des tueries. Il comparaît aux côtés de Fettah Malki, 34 ans, un ami délinquant de Mohamed Merah accusé de lui avoir fourni un gilet pare-balles et un pistolet-mitrailleur.
Invités mercredi à s'exprimer sur les faits qui leur sont reprochés, les accusés les ont contestés, Abdelkader Merah, 35 ans, affirmant que s'il était bien "présent"...

