Les membres de la commission parlementaire chargée de poursuivre l’application des lois, avec le président Aoun. Photo Dalati et Nohra
Le chef de l'État, Michel Aoun, s'est penché hier sur les modalités d'application des lois. Lors d'une réunion avec les membres de la commission parlementaire chargée de suivre l'application des lois, il a insisté sur l'importance de la coopération entre les pouvoirs exécutif et législatif comme moyen de renforcer les institutions constitutionnelles et de préserver la stabilité politique du pays.
C'est à Baabda que le président Aoun a reçu le président de cette commission parlementaire, le député Yassine Jaber, et ses membres, les députés Mohammad Kabbani, Ali Fayad et Samer Saadé. Une commission créée il y a un peu plus de deux ans par le président du Parlement, Nabih Berry, face à la non-application des lois adoptées au Parlement, pour manque de création de l'organisme compétent ou en raison de l'absence des décrets d'application nécessaires. « Nous avons décidé, lors d'une rencontre à Baabda avec les chefs de partis représentés au gouvernement, d'adopter rapidement les mécanismes d'application d'un certain nombre de lois votées depuis plusieurs années », a souligné Michel Aoun. Et de préciser qu'il s'est mis d'accord avec le Premier ministre, Saad Hariri, pour demander aux ministres concernés de préparer les décrets d'application afin de les soumettre au Conseil des ministres, avant leur adoption. « Le processus de réformes entamées se poursuit et ne sera interrompu par aucun obstacle. Il se déroule toutefois sur plusieurs étapes, car il est impossible de réaliser toutes les réformes nécessaires en quelques mois seulement », a martelé le chef de l'État.
Michel Aoun s'est par ailleurs réuni avec l'ancien ministre Mohammad Safadi avec lequel il a évoqué les développements liés à l'échelle des salaires, les nouvelles taxations et le projet de budget, de même que les mesures envisagées par le gouvernement dans ce cadre. Il a aussi reçu les membres d'une délégation de l'Église syriaque-catholique, regroupant le vicaire patriarcal, Mgr Bassilios Gergès, le secrétaire général du patriarcat de Beyrouth, l'évêque Youhanna Jihad Battah, ainsi que le curé de la paroisse Notre-Dame de Fatima à Jounieh, Mgr Joseph Chamhi.
Au cours du week-end dernier, le chef de l'État avait émis le souhait « que le Parlement approuve les récents projets de loi transmis par le gouvernement, afin de résoudre la crise financière et économique du pays ». « L'intérêt suprême du pays nécessitait de faciliter l'émission du budget, avec l'engagement de présenter la loi de règlement (un bilan arrêté) dans les délais fixés », avait-il dit. Michel Aoun avait estimé, à ce propos, que « la priorité est de préserver la stabilité du pays et de la monnaie, afin de protéger le Liban d'une crise financière dont le peuple et l'État paieraient le prix ». « Les textes de loi ont pour objectif de protéger les droits des citoyens, mais cette situation exceptionnelle nécessite des décisions exceptionnelles pour protéger le pays et le peuple », avait conclu le président. Le chef de l'État avait également rencontré le patriarche grec-orthodoxe d'Antioche et de tout l'Orient, Mgr Youhanna Yazigi, lors d'un déjeuner au domicile de l'ancien ministre Élias Bou Saab, à Rabieh.

