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Économie - Acquisition

STX : accord trouvé entre Naval Group et Fincantieri

Paris et Rome ont trouvé hier un accord pour résoudre la crise sur la reprise des chantiers navals STX-France. Loïc Venance/AFP

La France et l'Italie ont annoncé hier l'accord selon lequel le groupe italien Fincantieri prendra le contrôle des chantiers navals STX de Saint-Nazaire (sous conditions), ainsi que la possibilité d'un rapprochement entre Naval Group et Fincantieri d'ici à juin 2018. L'accord dont les détails ont été annoncés hier soir par le président Emmanuel Macron et le chef du gouvernement italien Paolo Gentiloni met fin à des semaines de tensions entre les deux pays sur ce sujet. Emmanuel Macron a qualifié cet accord de « gagnant-gagnant » pour les deux pays.
Ce dernier permet ainsi à Fincantieri de détenir 50 % du capital, contre 34,34 % pour l'État français et 10 % pour Naval Group 10 %. Quelque 2 % iront aux salariés de STX et 3,66 % iront aux sous-traitants locaux, si toutefois ces derniers parviennent à les acquérir. L'État français prêtera en outre 1 % du capital à Fincantieri, ce qui permettra au groupe italien d'avoir 51 % des droits de vote. L'État pourra alors reprendre ce 1 % au bout de 2, 5, 8 ou 12 ans s'il estime que Fincantieri ne respecte pas ses engagements qui portent sur les règles de gouvernance, la préservation des emplois et du système de sous-traitance, du savoir-faire de l'entreprise, de la propriété intellectuelle et du niveau d'investissement.

Droit de veto
Si l'État français reprend ce 1 %, Fincantieri pourra, en retour, exiger que l'État français rachète sa part de 50 %. De même, si les employés ou les sous-traitants locaux ne peuvent acquérir 2 % et 3,66 % du capital, Naval Group devra reprendre les parts. La direction des chantiers sera nommée par le groupe Fincantieri mais l'État français gardera un droit de veto.
Laurent Castaing, actuel dirigeant de STX France, aura en tant que PDG les moyens d'intervenir au conseil. Quatre des huit membres du conseil d'administration seront nommés par Fincantieri – dont le PDG – ; deux par l'État français, un par Naval Group et un par les employés. « La France et l'Italie ont un intérêt commun, le rapprochement franco-italien dans l'industrie navale de défense, pour autant, l'opération sera complexe », a souligné la présidence française hier soir. Les groupes Thales et Leonardo sont associés à cet accord, Thales étant actionnaire de Naval Group, mais sans regard sur les négociations.
Cet accord, qui a été conclu au lendemain d'une autre grande alliance controversée entre le Français Alstom et l'Allemand Siemens donne par ailleurs le coup d'envoi d'une étude de faisabilité sur un rapprochement franco-italien dans l'industrie navale de défense.
Source : agences

La France et l'Italie ont annoncé hier l'accord selon lequel le groupe italien Fincantieri prendra le contrôle des chantiers navals STX de Saint-Nazaire (sous conditions), ainsi que la possibilité d'un rapprochement entre Naval Group et Fincantieri d'ici à juin 2018. L'accord dont les détails ont été annoncés hier soir par le président Emmanuel Macron et le chef du gouvernement italien Paolo Gentiloni met fin à des semaines de tensions entre les deux pays sur ce sujet. Emmanuel Macron a qualifié cet accord de « gagnant-gagnant » pour les deux pays.Ce dernier permet ainsi à Fincantieri de détenir 50 % du capital, contre 34,34 % pour l'État français et 10 % pour Naval Group 10 %. Quelque 2 % iront aux salariés de STX et 3,66 % iront aux sous-traitants locaux, si toutefois ces derniers parviennent à les acquérir....
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