Le président français Emmanuel Macron a annoncé hier les nouvelles réformes économiques pour 2018. Ludovic Marin/AFP
Le projet de loi de finances (PLF) 2018 français comporte de nombreuses réformes fiscales, destinées à terme à réduire les prélèvements obligatoires de près de 10 milliards d'euros (soit 12 milliards de dollars).
Parmi les principales mesures figure notamment la réforme de la taxe d'habitation – une promesse de campagne du président français Emmanuel Macron – qui doit redonner du pouvoir d'achat aux ménages, et qui débutera par une première baisse de 3 milliards d'euros (près de 4 milliards de dollars) l'an prochain. Près de 80 % des foyers actuellement assujettis à cet impôt, soit plus de 17 millions de ménages, seront concernés. Deux étapes similaires suivront en 2019 et 2020, avec des réductions de 6,6 milliards d'euros et de 10,1 milliards (de 8 à 12 milliards de dollars) aboutissant à la suppression de cette taxe pour les ménages concernés. Selon le gouvernement, l'État prévoit de compenser les communes – dont les recettes proviennent à 36 % de la taxe d'habitation.
ISF transformé
Cotisations salariales et CSG. L'exécutif va augmenter de 1,7 point le taux normal de la Contribution sociale généralisée (CSG), utilisée pour financer la protection sociale, ce qui représente un peu plus de 20 milliards d'euros (soit 23 milliards de dollars). L'objectif est de compenser la suppression des cotisations chômage et maladie pour les salariés du secteur privé.
L'impôt sur la fortune (ISF), qui touche aujourd'hui 351 000 foyers dont le patrimoine dépasse 1,3 million d'euros, sera transformé en « impôt sur la fortune immobilière » (IFI), de façon à exempter de taxes les valeurs mobilières et les placements (actions, assurance-vie...). Cette réforme devrait entraîner un manque à gagner de près de 3,2 milliards d'euros (près de 4 milliards de dollars) pour l'État.
Le gouvernement précédent s'était engagé à abaisser l'impôt sur les sociétés (IS) de 33,3 % à 28 % d'ici à 2020. Près de 2 millions d'entreprises paient aujourd'hui cette taxe sur leurs bénéfices. Le nouvel exécutif a confirmé la première étape programmée pour 2018, avec un taux réduit de 28 % jusqu'à 500 000 euros et un taux normal maintenu à 33,3 % au-delà. La baisse doit ensuite se poursuivre tout au long du quinquennat, avec des paliers uniformes pour toutes les entreprises. Le taux réduit de 15 %, réservé aux petites entreprises, sera par ailleurs conservé. Selon le gouvernement, cette baisse diminuera de 11 milliards d'euros (soit 13 milliards de dollars) la charge fiscale pesant sur les entreprises d'ici à 2022.
Source : AFP

