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Économie - Transport

Air Berlin valide le principe de rachat par Lufthansa et Easy Jet

Lâchée par son principal actionnaire, la compagnie du Golfe Etihad, Air Berlin avait engagé une procédure d’insolvabilité à la mi-août. Tobias Schwarz/AFP

La compagnie aérienne en difficulté Air Berlin a officialisé hier son choix du duo Lufthansa-Easy Jet pour se partager sa flotte de 140 appareils et a tenté de rassurer ses 8 500 employés inquiets. Le conseil de surveillance d'Air Berlin a décidé de se concentrer jusqu'au 12 octobre sur les offres de rachat de la compagnie allemande Lufthansa pour ses filiales Niki, LGW et d'une partie de la flotte Air Berlin, et sur celle de la compagnie britannique Easy Jet intéressée par plusieurs appareils.
« Nous sommes en train de parvenir avec nos prétendants à un accord qui devrait offrir de bonnes perspectives à 80 % de nos collègues », a assuré dans un communiqué le patron d'Air Berlin, Thomas Winkelmann, pour apaiser l'inquiétude des salariés de la compagnie insolvable, notamment les pilotes. Lâchée par son principal actionnaire, la compagnie du Golfe Etihad, Air Berlin avait engagé une procédure d'insolvabilité à la mi-août et donné à ses repreneurs potentiels un mois pour soumettre leurs offres, tout en étant secouée par une action collective de ses pilotes début septembre.
Sur les offres déposées mi-septembre, plusieurs n'ont pas été retenues, dont notamment celle de la holding IAG (British Airways et Iberia), qui s'était manifestée à la dernière minute. Air Berlin assure ne s'être intéressée, comme le prévoit la loi, qu'à deux considérations : l'offre la plus susceptible de satisfaire ses créanciers et celle qui pourrait garantir un maximum d'emplois – sachant qu'aucun concurrent ne pourra reprendre seul la compagnie, règles antimonopole obligent.

« Coup monté »
Pourtant, le géant européen des vols à bas coût, Ryanair, s'était retiré de la course début septembre, s'estimant victime d'un « coup monté » allemand pour privilégier Lufthansa. Les autres candidats à la reprise ont dénoncé une tentative d'OPA de Lufthansa sur les précieux créneaux de décollage et d'atterrissage allemands, qui aurait été soutenue en coulisses par Berlin. Lufthansa a déclaré de son côté vouloir maintenir les 38 avions (avec équipages) qu'elle loue déjà à Air Berlin et accroître sa flotte de 20 à 40 appareils vendus par la berlinoise. Le montant du chèque proposé par Lufthansa n'est pas confirmé par les parties, mais la presse allemande évoque une proposition de 200 millions d'euros (soit 237 millions de dollars). De son côté, Easy Jet n'a pas officialisé les détails de son offre, ni en termes de flotte ni en termes d'emplois. Quant à l'importante filiale de maintenance Air Berlin Technik, son avenir fait toujours l'objet de négociations avec d'autres investisseurs potentiels, selon l'agence de presse allemande DPA.
Air Berlin devra prioritairement rembourser le gouvernement allemand, qui lui a concédé en août un prêt d'urgence de 150 millions d'euros (près de 178 millions de dollars) pour maintenir ses vols, théoriquement jusqu'en novembre. Depuis, la compagnie vole sur la réserve et a renoncé à la plupart de ses long-courriers. Air Berlin a aussi annoncé hier des suppressions de liaisons locales en Allemagne à partir de la fin septembre. « Les négociations sont toujours en cours, et, pour qu'elles réussissent, nous devons opérer et voler de manière normale », a averti le représentant général de la compagnie, Frank Kebekus.
Source : AFP

La compagnie aérienne en difficulté Air Berlin a officialisé hier son choix du duo Lufthansa-Easy Jet pour se partager sa flotte de 140 appareils et a tenté de rassurer ses 8 500 employés inquiets. Le conseil de surveillance d'Air Berlin a décidé de se concentrer jusqu'au 12 octobre sur les offres de rachat de la compagnie allemande Lufthansa pour ses filiales Niki, LGW et d'une partie de la flotte Air Berlin, et sur celle de la compagnie britannique Easy Jet intéressée par plusieurs appareils.« Nous sommes en train de parvenir avec nos prétendants à un accord qui devrait offrir de bonnes perspectives à 80 % de nos collègues », a assuré dans un communiqué le patron d'Air Berlin, Thomas Winkelmann, pour apaiser l'inquiétude des salariés de la compagnie insolvable, notamment les pilotes. Lâchée par son principal...
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