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Walid Ammar dans l’ordre national du Mérite français

Distinction
OLJ
25/09/2017

Au nom du président français, Emmanuel Macron, l'ambassadeur Bruno Foucher a décerné, vendredi dernier, au directeur général du ministère de la Santé, Walid Ammar, les insignes d'officier de l'ordre national du Mérite, en signe d'hommage à « un grand serviteur de l'État et de la santé publique, un grand ami de la France et un grand militant d'un Liban pluriel et laïque ».

La cérémonie s'est déroulée à la Résidence des Pins en présence notamment du ministre d'État pour les Droits de l'homme, Ayman Choucair, des députés Ghassan Moukheiber et Atef Majdalani, des anciens ministres Waël Bou Faour, Rony Arayji, Charbel Nahas et Ahmad Fatfat, de l'ambassadeur de Belgique, Alex Lenaerts, de la représentante de l'Organisation nationale de la santé au Liban, Gabrielle Riedner, du recteur de l'Université Saint-Joseph, le père Salim Daccache, de Lama Tammam Salam, du président de l'ordre des médecins, Raymond Sayegh, du président du syndicat des importateurs de médicaments, Armand Pharès, du doyen de la faculté des sciences médicales de l'Université libanaise, Pierre Yared, de l'équipe du ministère de la Santé ainsi que des membres de la famille du Dr Ammar et de ses amis.

Dans une allocution, M. Foucher a retracé le parcours du Dr Ammar, qui s'est engagé « au service de la santé publique et d'un État impartial au service de tous ». Il a ainsi rappelé qu'après avoir effectué ses études supérieures en Belgique puis en France, le Dr Ammar est rentré au Liban où il a été tour à tour « médecin, gestionnaire hospitalier, directeur d'une caisse de mutuelle et directeur de l'hôpital Aïn Ouzaïn dans la région du Chouf » avant d'être nommé en 1993, à moins de 40 ans, directeur général du ministère de la Santé.

 

« Militant d'un Liban pluriel et laïque »
Passant en revue les principales réalisations du Dr Ammar, comme les défis qu'il a encore à relever sur le plan de la santé publique, l'ambassadeur de France a rendu hommage à un « grand ami de la France » qui a cherché à « renforcer la coopération historique entre nos deux pays dans le domaine de la santé ». Il a souligné que le Dr Ammar a « fait le choix de la France » pour l'accompagner dans la mise en œuvre de ses programmes, et ce en initiant une coopération avec les grandes institutions publiques de santé en France, notamment l'Établissement français du sang, la Haute Autorité de santé et l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé.

M. Foucher a en outre noté que plus d'« un grand serviteur de l'État et de la santé publique et d'un grand ami de la France », c'est un hommage à « un grand militant d'un Liban pluriel et laïque » qui est également rendu dans le cadre de cette cérémonie. « Tout au long de votre carrière, vous avez refusé toute affiliation, toute inféodation, cultivant une exigence de neutralité, pour vous consubstantielle à la notion de service public, a précisé M. Foucher. Dans votre vie de citoyen, vous n'avez cessé de militer pour un Liban laïque, de dénoncer le repli confessionnel et de vous engager pour un meilleur respect des droits de l'homme. » Et de conclure que « ces valeurs de laïcité, de liberté, d'impartialité » que le Dr Ammar porte si haut « sont celles de la France ».

 

« Les valeurs de bonne gouvernance »
De son côté, le Dr Ammar a rappelé que « le ministère de la Santé entretient des relations étroites avec des partenaires français, dans le cadre de la convention signée entre les deux ministères concernés en France et au Liban ».

« Nous faisons partie de la francophonie qui est une plateforme de pluralité et de diversité où des femmes et des hommes de cultures différentes défendent les mêmes valeurs de dialogue entre civilisations et de respect des droits de l'homme », a poursuivi le Dr Ammar, notant que la gestion de « la diversité culturelle, religieuse et confessionnelle représente le défi mondial le plus important de ce siècle et est particulièrement crucial pour notre pays ».

Soulignant que dans cette région du monde, « la paix est une aspiration noble et légitime », le Dr Ammar a affirmé que « c'est la liberté de conscience qui reste l'enjeu déterminant ». « Malgré la montée de l'intégrisme religieux et le sectarisme dans le monde arabe et musulman, le Liban reste un pays où le confessionnalisme, bien que largement pratiqué, est perçu comme une honte, alors que la laïcité est considérée comme une valeur morale et sociale », a poursuivi le Dr Ammar, notant que la coopération entre le Liban et la France dans le domaine de la santé « ne se limite pas au côté technique », mais « véhicule les valeurs de bonne gouvernance et de respect de la diversité et des droits du citoyen ».

Le Dr Ammar a conclu en dédiant cette distinction à sa famille « qui remplit ma vie d'amour et de bonheur ».

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