Les familles des soldats libanais tués depuis 2012 et jusqu'aux dernières batailles de l'armée contre le groupe État islamique à la frontière libano-syrienne ont appelé mercredi le gouvernement à déférer les dossiers à la Cour de justice.
Les avocats des familles, Youssef Rouphaël et Boulos Hanna, ont déclaré lors d'une conférence de presse en présence de plusieurs proches des militaires que "les familles sont prêtes à prendre des mesures d'escalade si leurs demandes n'étaient pas entendues".
Mercredi dernier, ces avocats avaient déposé une requête en ce sens auprès des deux ministres de la Justice et de la Défense, Salim Jreissati et Yaacoub Sarraf.
Juridiction d'exception dont les verdicts sont sans appel, la Cour de justice traite, en effet, des questions touchant à la sûreté de l'État. Sa saisine est effectuée par le Conseil des ministres.
Onze militaires avaient été enlevés par le groupe jihadiste en août 2014. Deux avaient été décapités la même année, et un troisième avait fait défection. Dix dépouilles mortelles ont été retrouvées et remises aux familles qui se sont mobilisées pour réclamer l'ouverture d'une enquête sur les responsabilités en cause dans cette affaire.
Le président de la République, Michel Aoun, avait avalisé leur demande en réclamant une enquête afin de déterminer les circonstances dans lesquelles les militaires libanais kidnappés par les jihadistes ont été tués et de sanctionner les personnes responsables.
Le 6 septembre, une enquête judiciaire avait été ouverte, faisant suite à la demande adressée la veille par le ministre de la Justice au procureur général près la Cour de cassation, Samir Hammoud, d'engager des poursuites contre X pour déterminer les responsabilités dans ce dossier.
Les avocats des familles, Youssef Rouphaël et Boulos Hanna, ont déclaré lors d'une conférence de presse en présence de plusieurs proches des militaires que "les familles sont prêtes à prendre des mesures d'escalade si leurs demandes n'étaient pas entendues".
Mercredi dernier, ces avocats avaient déposé une requête en ce sens auprès des deux ministres de la Justice et de la Défense, Salim Jreissati et Yaacoub Sarraf.
Juridiction d'exception dont les verdicts sont sans appel, la Cour de justice traite, en effet, des questions touchant à la sûreté de l'État. Sa saisine est...

