Le parti Kataëb a accusé le pouvoir politique d'avoir renoncé à la souveraineté nationale et d'avoir exposé les Libanais et l'armée au danger.
Dans un communiqué publié à l'issue de sa réunion hebdomadaire tenue sous la présidence de son chef, le député Samy Gemayel, le bureau politique du parti a appelé à la formation « d'une commission parlementaire qui serait chargée de mener une enquête transparente sur le fait que l'État s'est désisté de son droit de négocier, et ceci au profit du Hezbollah et de ses alliés régionaux qui se sont appropriés la victoire de l'armée par le biais de l'évacuation des éléments armés et le marché qui a permis à ces derniers d'échapper à la justice ».
Pour les Kataëb, « l'enquête devrait également porter sur toute négligence ou erreur qui aurait permis l'enlèvement de nos soldats, ainsi que sur la lenteur de leur libération ». « Elle devrait également couvrir la période 2011-2012 au cours de laquelle le gouvernement, largement contrôlé par le Hezbollah et ses alliés, a refusé de déployer l'armée aux frontières pour empêcher l'infiltration des terroristes. »
Sur un autre plan, le parti a accusé le gouvernement de torpiller les élections partielles de Tripoli et du Kesrouan, mettant en garde contre « les dangers de la manipulation de la Constitution et sa transformation en un document consultatif ». « La non-tenue de ce scrutin est une grave atteinte à la Constitution, et sera sanctionnée par le peuple et la loi », a averti la formation de M. Gemayel.
Le parti a en outre réitéré son appel pour que les câbles de haute tension dans la région de Mansourieh soient installés sous terre. Il a, par ailleurs, stigmatisé « l'emploi de la violence à l'encontre des habitants de la localité qui protestent contre les travaux » (d'installation des câbles au-dessus des bâtiments), appelant les autorités « à engager un dialogue avec les habitants, d'autant que le dossier menace leurs enfants et leur avenir ».
Commentant la question de la grille des salaires, le parti Kataëb a rappelé que la nouvelle échelle adoptée par un texte de loi est un droit acquis qui ne fait pas l'objet d'un recours en invalidation (devant le Conseil constitutionnel). Soulignant que « pendant la première année, la grille pourra être financée au moyen des impôts sur les recettes exceptionnelles des banques », le parti a stigmatisé « la campagne d'intimidation lancée par le pouvoir politique et liant la mise en application de la grille à la collecte d'impôts ». « À long terme, le financement de l'échelle devrait être assuré par le budget de l'État, au moyen de la lutte contre le gaspillage et la corruption », a encore souligné le parti Kataëb.
Liban - Partis
Les Kataëb accusent le pouvoir de « renoncer à la souveraineté nationale »
OLJ / le 12 septembre 2017 à 00h00

