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L'Allemagne "instrumentalise" l'UE dans son différend avec Ankara, selon un ministre turc

AFP
08/09/2017

Le ministre turc des Affaires européennes Omer Celik a déploré vendredi l'"instrumentalisation" de l'UE par l'Allemagne dans ses différends avec Ankara, et appelé à briser un "cercle vicieux".
M. Celik s'est également félicité du refus poli opposé par la majorité des 27 autres pays de l'UE à la chancelière Angela Merkel qui souhaite arrêter les négociations d'adhésion avec Ankara.

"Je peux clairement dire qu'il n'y a pas d'entrain pour stopper ou cesser les négociations d'adhésion", a souligné le ministre turc en marge d'une réunion de l'UE à Tallinn, où étaient invités les pays candidats.
"Ceux qui en ce moment viennent avec de nouveaux arguments" pour arrêter les pourparlers "essaient en fait d'instrumentaliser l'UE pour régler des problèmes bilatéraux", a-t-il affirmé.
"L'UE ne devrait pas être utilisée comme un outil pour répondre à des problèmes bilatéraux", a-t-il martelé.
"Vous ne pouvez pas parler d'arrêter ou suspendre les négociations d'adhésion, puis les redémarrer six mois plus tard", a mis en garde M. Celik, soulignant que "la Turquie est un grand pays, important d'un point de vue stratégique".
"Il est clair que la Turquie ne doit pas devenir un membre de l'Union européenne", avait déclaré Mme Merkel dimanche en pleine campagne électorale, ajoutant qu'elle chercherait auprès des autres pays de l'UE "une position commune sur ce point".

Les relations entre Berlin et Ankara ne cessent de se dégrader, en particulier depuis le putsch avorté de juillet 2016 en Turquie et les critiques allemandes sur les purges qui ont suivi.
"L'Allemagne est notre allié (...) Nous avons des liens historiques avec l'Allemagne mais il y a bien sûr des sujets inconfortables qui nous occupent en ce moment", a relevé M. Celik.

La Turquie accuse Berlin de laxisme face au réseau du prédicateur Fetullah Gülen et à la guérilla kurde du PKK, les deux ennemis jurés du gouvernement islamo-conservateur d'Ankara.
"Nous sommes vraiment très mal à l'aise par rapport aux arguments avancés par certains hommes politiques allemands", a insisté le ministre turc.
"Il ne se passe pas une journée sans qu'ils ne fassent des remarques contre notre président ou nos hommes politiques. Je pense que c'est un cercle vicieux que nous devons briser pour nous concentrer sur l'avenir", a-t-il ajouté.

Le chef de la diplomatie allemande Sigmar Gabriel, notamment, ne mâche pas ses critiques contre le régime du président Recep Tayyip Erdogan, qui lui a répliqué par de sévères remontrances.

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