Birmanie
Plus de 18 000 réfugiés au Bangladesh, les combats se poursuivent
Au moins 18 500 réfugiés de Birmanie ont traversé la frontière vers le Bangladesh voisin, fuyant les combats qui se poursuivaient hier entre l'armée birmane et les rebelles musulmans rohingyas. Dans la zone la plus touchée par les violences, qui ont fait au moins 110 morts en six jours, plusieurs villages étaient de nouveau en feu hier. Les affrontements avaient commencé le 25 août, lorsque des centaines d'hommes, qui feraient partie de l'Arakan Rohingya Salvation Army (ARSA), ont attaqué plusieurs dizaines de postes de police dans l'État Rakhine, des violences sans précédent depuis des mois. Plus de 400 000 réfugiés rohingyas se trouvent déjà au Bangladesh après avoir fui des vagues de violences précédentes. Et le pays, qui ne veut plus en accueillir davantage, a fermé sa frontière.
Venezuela
L'ONU juge la démocratie en danger de mort
La démocratie est en danger de mort au Venezuela, a estimé hier l'ONU, au lendemain des déclarations du président français qualifiant le régime du président Nicolas Maduro de « dictature », une accusation dénoncée par Caracas comme une « ingérence » dans ses affaires intérieures. Le Haut-Commissariat a publié hier un rapport accablant sur la situation au Venezuela, notamment sur la répression des manifestations de l'opposition. Le document dénonce « une volonté politique de réprimer des voix critiques et d'instiller la peur parmi la population, afin de mettre un terme aux protestations ». D'après les estimations d'une ONG locale, plus de 5 000 personnes ont été détenues depuis le 1er avril, et plus de 1 000 étaient encore détenues au 31 juillet, selon le rapport.
Caracas répond aux critiques de Macron
Le gouvernement vénézuélien a condamné hier les propos d'Emmanuel Macron, qui avait qualifié la veille le régime de Caracas de dictature. « Des commentaires de ce type sont une attaque contre les institutions vénézuéliennes et semblent faire partie d'une obsession impérialiste permanente à attaquer notre peuple », a dit le gouvernement vénézuélien dans un communiqué. « Les affirmations de président français montrent un profond manque de connaissance de la situation au Venezuela, dont le peuple vit en paix », poursuit le texte.
Sinistre
Harvey atteint la Louisiane, Houston reste paralysée
La tempête tropicale Harvey a de nouveau touché terre hier près de la frontière entre le Texas et la Louisiane, déversant de nouvelles précipitations sur cette région du sud des États-Unis déjà paralysée par des crues historiques. Le phénomène cyclonique, qui s'est abattu sur le littoral vendredi soir près de Corpus Christi, à quelque 350 km au sud de Houston, a fait 17 morts, des dizaines de milliers de sans-abri et des dégâts estimés à plusieurs dizaines de milliards de dollars, soit l'une des catastrophes naturelles les plus coûteuses de l'histoire américaine. Près de 30 000 personnes ont été contraintes de se réfugier dans des abris d'urgence. Houston, quatrième agglomération la plus peuplée du pays avec quelque 6,8 millions d'habitants, a subi cinq journées consécutives de pluies abondantes. Une accalmie était enregistrée hier sur la mégapole texane alors que la dépression prenait la direction de l'est du Texas et du Lake Charles en Louisiane.
Yémen
Un raid aérien fait 7 morts près de Sanaa
Des avions de combat ont attaqué hier au Yémen un point de contrôle à la périphérie de la capitale Sanaa, tuant cinq personnes dans un taxi et deux militaires affectés à la surveillance du site, rapportent des témoins. L'attaque, dans le quartier de Masajed à une dizaine de km à l'ouest de Sanaa, a provoqué l'incendie d'une station-service située à proximité, compliquant le travail des secours. La coalition sous commandement saoudien, qui combat au Yémen depuis mars 2015, en soutien au gouvernement reconnu par la communauté internationale, a effectué des milliers de frappes aériennes contre la rébellion houthie et les partisans de l'ex-président Ali Abdallah Saleh qui contrôlent Sanaa et la majeure partie du nord du Yémen.
Référendum
Indépendance du Kurdistan irakien : l'Iran met en garde Kirkouk
L'Iran a mis en garde hier la province irakienne de Kirkouk contre une participation au référendum sur l'indépendance du Kurdistan le 25 septembre prochain, affirmant qu'elle serait « provocante et inacceptable ». Le conseil provincial de Kirkouk, une région ethniquement mixte qui dépend du gouvernement fédéral de Bagdad, a voté mardi en faveur d'une participation au référendum, une décision dénoncée comme illégale et anticonstitutionnelle par le gouvernement. « Le conseil de Kirkouk (...) a pris une mauvaise décision, c'est de la provocation et c'est inacceptable », a affirmé le ministère iranien des Affaires étrangères dans un communiqué, qualifiant ce référendum de « dangereux ».
Diplomatie
Jordanie et Irak rouvrent leur poste-frontière fermé depuis 2014
La Jordanie et l'Irak ont annoncé hier avoir rouvert leur unique poste-frontière, fermé depuis la prise de contrôle en 2014 de zones frontalières par le groupe État islamique, assurant avoir sécurisé la route qui relie leurs deux capitales. Le poste-frontière, appelé Trebil en Irak et al-Karameh en Jordanie, traverse la vaste province orientale d'al-Anbar, majoritairement désertique et où se trouve l'un des derniers bastions de l'EI en Irak. Les jihadistes tiennent encore les localités de Rawa, d'Anna et d'al-Qaïm, à plus de 200 kilomètres au nord de Trebil, le long de la frontière avec la Syrie. Cette réouverture va « faciliter la circulation des personnes et des biens dans les deux sens », poursuit le communiqué commun des gouvernements.
Au moins 18 500 réfugiés de Birmanie ont traversé la frontière vers le Bangladesh voisin, fuyant les combats qui se poursuivaient hier entre l'armée birmane et les rebelles musulmans rohingyas. Dans la zone la plus touchée par les violences, qui ont fait au moins 110 morts en six jours, plusieurs villages étaient de nouveau en feu hier. Les affrontements avaient commencé le 25 août, lorsque des centaines d'hommes, qui feraient partie de l'Arakan Rohingya Salvation Army (ARSA), ont attaqué plusieurs dizaines de postes de police dans l'État Rakhine, des violences sans précédent depuis des mois. Plus de 400 000 réfugiés rohingyas se trouvent déjà au Bangladesh après avoir fui des vagues de violences précédentes. Et le pays, qui ne veut plus...


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef