Adieu Nicolas, adieu, ma gorge est obstruée, l'émotion me suffoque, je n'arrive pas à placer un mot et pourtant mes pensées déferlent !
Il est parti en me disant qu'il croyait aux miracles, mais qu'il avait peur que pour cette fois, le miracle ne fonctionnerait pas.
Le miracle pourtant, c'était bien lui ! Un miracle d'attachement et de dévouement à ses occupations favorites, à la musique, à la gastronomie, à ses vrais amis, à sa famille ; en un mot : à la vie purement et simplement.
S'il était une chose qu'il abhorrait, c'était le mensonge et l'hypocrisie qu'il détectait comme un radar, avec une intuition légendaire, et il avait ce courage inné de dire sa vérité crue à tout un chacun. Mais il savait manier l'humour et l'ironie, avec ses pointes qu'il proférait jusqu'au dernier soupir. Il se moquait un peu de la mort et la provoquait sans cesse. Il savait bien qu'elle le narguait depuis qu'il luttait contre elle de toute son âme, avec vaillance, mais parfois avec cette impatience prémonitoire car il savait qu'à la fin il n'y aurait pas de victoire...
Cette victoire quand même, il peut maintenant dire qu'il l'a réalisée car il sera l'ami immortel dans nos cœurs chagrinés, et rien ne sera oublié de ces instants de véritable bonheur que notre Nicolas nous proférait avec sa présence si agréable, si généreuse, si amoureuse de la vie !
J'attends le moment d'aller vous serrer contre mon cœur, avec toute la chaleur et la tendresse que vous méritez, mes amis, Nicolas junior, Sandrine, Marijo, Philippe, Béryte, Élie et toutes les personnes qu'il y a autour de cette absence assourdissante où les simples mots ne servent plus à rien !
Chucri ABBOUD


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