Diplomatie
La Turquie s'éloigne « à pas de géant » de l'Europe, affirme Juncker
Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a affirmé hier que la Turquie, qui suscite de fortes inquiétudes sur les droits de l'homme et l'État de droit, s'éloignait « à pas de géant » de l'Europe. La chancelière allemande, Angela Merkel, a en parallèle rejeté l'idée d'une union douanière élargie avec la Turquie, les relations avec ce pays, y compris dans le domaine commercial, ne pouvant s'améliorer sans progrès en matière d'État de droit. Les négociations d'adhésion de la Turquie à l'UE, lancées en 2005, sont aujourd'hui au point mort. Mais une majorité de pays européens ne souhaitent pas pour l'heure franchir le pas d'une suspension formelle, craignant de provoquer une rupture définitive avec un partenaire-clé sur le dossier migratoire et dans la lutte antiterroriste.
Proche-Orient
Guterres : Pas de plan B pour la solution à deux États, israélien et palestinien
Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a déclaré hier, à Ramallah, qu'il n'existait pas d'autre solution pour résoudre le conflit avec Israël que celle de la création d'un État palestinien. « Il n'y a pas de plan B à une solution à deux États », a déclaré M. Guterres, en visite en Israël et dans les territoires palestiniens jusqu'à aujourd'hui, lors d'un point de presse aux côtés du Premier ministre palestinien, Rami Hamdallah. La solution dite à deux États, c'est-à-dire l'établissement d'un État palestinien vivant en paix à côté d'Israël, est depuis des années la référence d'une grande partie de la communauté internationale, de l'ONU à la Ligue arabe, en passant par l'Union européenne, pour régler l'un des plus vieux conflits de la planète. C'était aussi un principe directeur des présidents américains depuis au moins 2001, jusqu'à ce que Donald Trump le remette en cause, en février, en déclarant ne pas s'accrocher à une solution à deux États.
Deux députés juifs israéliens se rendent sur l'esplanade des Mosquées
Deux députés juifs israéliens sont retournés hier sur l'esplanade des Mosquées, à Jérusalem-Est, pour la première fois depuis 2015, après la levée partielle d'une interdiction imposée par crainte de tensions avec les musulmans, ont rapporté des journalistes et la police. La visite des députés Yehuda Glick, militant du droit des Juifs à prier sur l'esplanade, et Shuli Moalem-Refaeli s'est déroulée sans incident. Ces visites sont largement considérées par les Palestiniens comme une provocation et un empiétement israélien supplémentaire sur l'esplanade, troisième lieu saint de l'islam.
Irak
Kirkouk participera au référendum d'indépendance du Kurdistan
Le conseil provincial de Kirkouk, une région que se disputent les Kurdes irakiens et le gouvernement fédéral à Bagdad, a voté hier en faveur d'une participation au référendum sur l'indépendance du Kurdistan, a indiqué l'un de ses membres. Ce référendum, prévu le 25 septembre, doit poser la question d'une indépendance du Kurdistan irakien, région autonome du nord de l'Irak. De nombreux pays étrangers s'opposent à sa tenue ou à la date choisie pour l'organiser, même si ses résultats seront non contraignants. Située dans le nord de l'Irak, la province de Kirkouk, qui compte notamment des populations kurde, arabe et turkmène, dépend du gouvernement fédéral de Bagdad et ne fait pas partie de la région actuelle du Kurdistan irakien. Elle est bordée au nord et à l'est par les provinces kurdes d'Erbil et de Souleimaniyeh, toutes deux dépendantes de la région autonome kurde.
Yémen
Accord pour apaiser les tensions entre houthis et pro-Saleh
Les dirigeants de la milice houthie et les partisans de l'ancien président Ali Abdallah Saleh ont conclu hier, au Yémen, un accord visant à apaiser les tensions entre leurs forces, qui se sont affrontées il y a trois jours à Sanaa. Des délégations des deux camps, qui se sont rencontrées lundi soir dans la capitale yéménite, ont décidé de supprimer « toutes les causes de tensions survenues à Sanaa et de revenir à la situation sécuritaire antérieure », est-il dit dans un communiqué commun aux deux factions. Les houthis et les partisans de M. Saleh dirigent conjointement les territoires du nord du Yémen, qu'ils contrôlent depuis trois ans, et luttent contre le gouvernement reconnu par la communauté internationale, basé dans le Sud et soutenu depuis deux ans et demi par une coalition arabe sous conduite saoudienne. Mais leur alliance reste fragile.
Afghanistan
Un kamikaze tue cinq personnes dans le centre de Kaboul
Au moins cinq personnes ont été tuées et huit autres blessées dans un attentat-suicide perpétré hier matin près d'une agence de la Kaboul Bank, dans le centre de Kaboul, et qui a été revendiqué par les talibans afghans. La déflagration s'est produite alors que de nombreuses personnes étaient censées venir chercher leur salaire à la banque, avant la grande fête musulmane de l'Adha ce week-end. Les salaires des forces de sécurité et des employés du gouvernement transitent en général par la Kaboul Bank. La rue où le kamikaze s'est fait exploser est une artère commerçante très fréquentée, qui mène jusqu'au square Massoud près de l'ambassade des États-Unis, dans le quartier diplomatique de la capitale afghane.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef