Leila Solh Hamadé entourée d’Antoine Zoghbi, de Claude Darazi, de Sami Dahdah, ancien président de la CRL, et des secouristes du secteur du Batroun.
À l'occasion de l'inauguration du centre des personnes âgées au siège du secteur du Batroun de la Croix-Rouge libanaise (CRL), une cérémonie a été organisée sous le parrainage du président de la CRL, Antoine Zoghbi. Étaient notamment présents la vice-présidente de la Fondation humanitaire al-Walid ben Talal, Leila el-Solh, le caïmacam du Batroun, Roger Toubia, le président du conseil municipal du chef-lieu du caza, Marcelino el-Hark, la présidente de la section du Batroun de la CRL, Claude Darazi, et le vice-président de l'Université Notre Dame de Louaïzé pour les affaires culturelles, Souheil Matar.
Dans une allocution de circonstance, Claude Darazi a expliqué que, grâce à la Fondation al-Walid ben Talal qui a équipé le centre, « le rêve est enfin devenu réalité ». Elle a souligné qu'au départ, « nos principales préoccupations étaient de répondre aux besoins des équipes de secours de la CRL » pour « faciliter les opérations de secours dans les plus brefs délais ». « Nous avons alors réservé le rez-de-chaussée aux secouristes, a-t-elle ajouté. Toutefois, sur l'insistance de nombreuses personnes de la région qui se trouvent soit à la retraite, soit au chômage, nous avons finalement pu équiper ce centre. »
Plusieurs autres allocutions ont été prononcées, dans lesquelles l'accent a été mis sur l'amour que porte Mme Solh à la CRL depuis son jeune âge, comme sur sa générosité qui ne connaît pas de limites et touche toutes les personnes dans le besoin, où qu'elles soient.
Prenant à son tour la parole, Mme Solh a rappelé que sa relation avec la Croix-Rouge trouve ses racines dans un passé lointain, lorsque sa maman, Fayza Riad el-Solh, qui était l'une des fondatrices de cette institution, l'emmenait avec elle au centre principal de la CRL à Beyrouth, « alors que je n'avais que 8 ans », pour les aider à séparer les pièces de monnaie des billets. « J'ai ainsi grandi dans un esprit de don », a-t-elle confié, soulignant que sa récompense était alors « une pièce de gâteau fait maison que lui offrait la marquise Alice de Freige, la présidente fondatrice de la CRL ».
Et Mme Solh de poursuivre : « Le pays ploie actuellement sous le fardeau causé par la présence de deux millions de réfugiés syriens sur son territoire. » « Les donations étrangères qui leur sont destinées se font rares », a-t-elle déploré. « Que choisit-on ? » s'est demandé Mme Solh, insistant sur la nécessité de faire du bien. « Mais le pays est une priorité », a-t-elle insisté. Et d'affirmer que « le pays a besoin de cette croix (la CRL), témoin de la Passion du Christ, devenue symbole de l'humanité dans le monde ». « Aujourd'hui, cette croix est le témoin des blessures des chrétiens d'Orient et de la torture des musulmans dans le monde arabe », a-t-elle conclu, invitant les gens à aider la CRL.
À la fin de la cérémonie, au cours de laquelle un écusson a été remis à Mme Solh, une tournée a été organisée dans le centre.


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