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Moyen Orient et Monde - Justice

L’ex-Première ministre thaïlandaise en exil pour échapper à la prison

Des supporters de l’ex-Première ministre thaïlandaise Yingluck Shinawatra devant le tribunal de Bangkok, hier. Jorge Silva/Reuters

Coup de théâtre au procès de l'ex-Première ministre thaïlandaise Yingluck Shinawatra : risquant dix ans de prison, elle ne s'est pas présentée à son verdict hier et a fui à l'étranger, laissant les coudées franches à la junte pour dominer la vie politique. « Elle n'est plus ici... Elle est partie dès mercredi », a déclaré un responsable de son parti, le Puea Thai, sous le couvert de l'anonymat.
Les rumeurs les plus folles ont circulé toute la journée sur les façons dont Yingluck Shinawatra, âgée de 50 ans et mère d'un adolescent, aurait fui le pays, Singapour étant la destination la plus fréquemment évoquée. Elle rejoint ainsi son frère Thaksin, ex-Premier ministre ayant pris la route de l'exil en 2008 après avoir été condamné à deux ans de prison pour corruption. Un procès qu'il dénonçait lui aussi déjà à l'époque comme politique. Le retard de Yingluck à l'énoncé de son verdict hier matin avait peu à peu suscité l'étonnement parmi les milliers de manifestants et de nombreux journalistes venus assister à la Cour suprême.
À l'extérieur de la Cour suprême, où l'attendaient des milliers de ses partisans – et plus de 4 000 membres des forces de l'ordre –, l'annonce avait déclenché la confusion. « Sois combative, le crabe ! » (« boo su su » en thaï), chantaient encore peu avant ces partisans, utilisant le surnom affectueux donné à Yingluck.
Tout au long des 18 mois de son procès, des centaines de manifestants se sont rassemblés devant le tribunal pour offrir à Yingluck des fleurs, mais hier l'ambiance était plus sombre. Car celle dont le gouvernement a été renversé par un coup d'État militaire en mai 2014 risquait gros : dix ans de prison ferme si elle avait été reconnue coupable de négligence dans la gestion d'un programme de subvention aux riziculteurs par son gouvernement. Ses deux coaccusés ont été condamnés à de lourdes peines : 42 ans pour son ancien ministre du Commerce Boonsong Teriyapirom et 36 ans pour son adjoint.
Début août, Yingluck avait dénoncé un procès « politique » mené par la junte, qu'elle accusait de vouloir nettoyer la scène politique de l'influence des Shinawatra qui remportent tous les scrutins nationaux depuis 2001.
Source : AFP

Coup de théâtre au procès de l'ex-Première ministre thaïlandaise Yingluck Shinawatra : risquant dix ans de prison, elle ne s'est pas présentée à son verdict hier et a fui à l'étranger, laissant les coudées franches à la junte pour dominer la vie politique. « Elle n'est plus ici... Elle est partie dès mercredi », a déclaré un responsable de son parti, le Puea Thai, sous le couvert de l'anonymat.Les rumeurs les plus folles ont circulé toute la journée sur les façons dont Yingluck Shinawatra, âgée de 50 ans et mère d'un adolescent, aurait fui le pays, Singapour étant la destination la plus fréquemment évoquée. Elle rejoint ainsi son frère Thaksin, ex-Premier ministre ayant pris la route de l'exil en 2008 après avoir été condamné à deux ans de prison pour corruption. Un procès qu'il dénonçait lui aussi...
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