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Liban - Réaction

Boutros Harb tire à boulets rouges sur le gouvernement

Le député de Tannourine, Boutros Harb, a commenté hier le Conseil des ministres et critiqué la façon dont les dossiers de la téléphonie mobile et des navires-centrales ont été abordés. Il s'est également attardé sur la question du limogeage de l'ancien président du Conseil d'État, Chucri Sader, ainsi que sur les nominations dans le corps judiciaire.
« Au sujet des contrats des opérateurs de téléphonie mobile, il est regrettable que le Premier ministre donne des informations fausses ou incomplètes, a dit M. Harb dans un communiqué. L'ancien Premier ministre Tammam Salam et les anciens ministres qui ont participé aux adjudications pour la téléphonie mobile savent qu'un des groupes politiques a essayé de mettre des bâtons dans les roues plus d'une fois. C'est ce même groupe qui a transposé les frais d'opération des opérateurs vers l'État, ce qui a conduit à la corruption et à la dilapidation des deniers publics ».
M. Harb a également critiqué le processus de déroulement des prochaines adjudications pour les opérateurs de téléphonie mobile. « Concernant ce que le Premier ministre a dit sur l'ouverture des adjudications à toutes les sociétés, je crains qu'il ne se rende pas compte de la dangerosité de la participation de toutes les sociétés dans le développement des lignes de téléphones portables, surtout s'il s'agit de compagnies qui n'ont pas l'expérience nécessaire ou la capacité technique de développer le secteur et de le préparer pour la 5G », a lancé le député. « Accepter toutes les sociétés sans insister sur leur expérience et leur capacité technique à suivre les développements du monde de la télécommunication est une aventure dangereuse, a-t-il mis en garde. Suivre les demandes du groupe politique qui a paralysé les adjudications précédentes, afin de garder la situation telle quelle, constitue un pas en arrière. »
« En ce qui concerne l'insistance du gouvernement à faire passer le marché sur les navires-centrales, il est dommage qu'il s'attache à produire l'électricité de cette façon et demande à la direction des adjudications de faire un nouvel appel d'offres sous prétexte d'économiser deux milliards de dollars au Trésor » , a en outre souligné M. Harb. « Nous sommes convaincus que l'accord qui va être trouvé va profiter à la fameuse société turque que les Libanais connaissent bien maintenant », a-t-il dit, en allusion à la société Karadeniz Powership.
Concernant, par ailleurs, le limogeage de l'ancien président du Conseil d'État, Chucri Sader, le député a estimé qu'il est « dommage que le Premier ministre dise une chose et son contraire dans ses communiqués officiels ». « M. Hariri a déclaré lors de la séance du 22/8/2017 que le gouvernement a permuté Sader de la Cour administrative à la Cour de justice. Sauf que les décisions qui avaient émané du gouvernement le 3/8/2017 assuraient qu'il a été décidé de nommer Chucri Sader président de la Cour de cassation », a-t-il indiqué.
M. Harb a enfin critiqué la manière dont les nominations dans le corps judiciaire sont en train de se dérouler. « Nous demandons au gouvernement pourquoi ce n'est pas le Conseil supérieur de la magistrature qui effectue les nominations judiciaires, sans l'ingérence du ministre de la Justice. Il est évident que nous voulons tous du changement et de la réforme, mais nous avons peur que le changement ait lieu au détriment de la réforme », a-t-il lancé, en guise de critique adressée au bloc parlementaire aouniste.

Le député de Tannourine, Boutros Harb, a commenté hier le Conseil des ministres et critiqué la façon dont les dossiers de la téléphonie mobile et des navires-centrales ont été abordés. Il s'est également attardé sur la question du limogeage de l'ancien président du Conseil d'État, Chucri Sader, ainsi que sur les nominations dans le corps judiciaire.« Au sujet des contrats des opérateurs de téléphonie mobile, il est regrettable que le Premier ministre donne des informations fausses ou incomplètes, a dit M. Harb dans un communiqué. L'ancien Premier ministre Tammam Salam et les anciens ministres qui ont participé aux adjudications pour la téléphonie mobile savent qu'un des groupes politiques a essayé de mettre des bâtons dans les roues plus d'une fois. C'est ce même groupe qui a transposé les frais d'opération...
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