Les chefs de l'opposition iranienne qui sont en résidence surveillée depuis 2011 sont "protégés" et le regretteraient s'ils devaient comparaître en justice, a déclaré mercredi un responsable judiciaire sur fond d'appels à la tenue d'un procès.
"Ces personnes regretteraient un procès (...) parce que la cour et le système ne plaisantent pas", a déclaré Moussa Ghazanfarabadi, le chef du tribunal révolutionnaire de Téhéran.
Cité par le site d'informations Dana, il réagissait à des demandes pour que les deux leaders de l'opposition, Mehdi Karoubi et Mir Hossein Moussavi, soient jugés pour leur participation aux mouvements de protestation de 2009.
Candidats à la présidentielle de 2009, ils avaient pris la tête de la contestation contre la réélection de l'ex-président Mahmoud Ahmadinejad, en dénonçant des fraudes massives. Ils avaient été mis en résidence surveillée début 2011 et n'ont jamais été inculpés.
L'ayatollah Khamenei, qui qualifie de "sédition" la contestation de 2009, a exigé à plusieurs reprises ces dernières années que les deux hommes se repentent avant toute mesure de grâce.
"En résidence surveillée, les chefs de la sédition sont protégés et on prend soin d'eux", a affirmé M. Ghazanfarabadi, suggérant que si MM. Moussavi et Karoubi étaient libérés, des gens pourraient s'en prendre à eux.
M. Karoubi, âgé de près de 80 ans, avait observé plus tôt en août une brève grève de la faim, réclamant la tenue d'un procès public et le retrait des agents des services de renseignement postés à l'intérieur même de sa maison.
Sa famille a dit avoir reçu des assurances selon lesquelles ces agents seraient retirés, une information démentie ensuite par la justice, dominée par les conservateurs.
"Ces personnes regretteraient un procès (...) parce que la cour et le système ne plaisantent pas", a déclaré Moussa Ghazanfarabadi, le chef du tribunal révolutionnaire de Téhéran.Cité par le site d'informations Dana, il réagissait à des demandes pour que les deux leaders de l'opposition, Mehdi Karoubi et Mir Hossein Moussavi, soient jugés pour leur participation aux mouvements de protestation de 2009.
Candidats à la présidentielle de 2009, ils avaient pris la tête de la contestation contre la réélection de l'ex-président Mahmoud Ahmadinejad, en dénonçant des fraudes...


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