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Liban

Agression contre le journaliste Farès Gemayel à Jdeidé

Sécurité
Gaby ASSAKER | OLJ
22/08/2017

Notre confrère Farès Gemayel, journaliste à l'Agence nationale d'information et ancien conseiller médias de l'ancien Premier ministre Nagib Mikati, a été agressé samedi sur l'autoroute, au niveau de Jdeidé, par des inconnus.

Alors qu'il se rendait chez lui, M. Gemayel a été surpris, au croisement de la galerie Khabbaz, par un convoi de voitures qui « célébraient une occasion sociale », selon lui, et qui conduisaient d'une manière « hystérique », allant « dans tous les sens ». Aussi ont-ils tenté d'inciter le journaliste à coincer sa voiture sur les remblais situés au milieu de l'autoroute. Mais M. Gemayel s'est contenté de klaxonner pour attirer leur attention, avant de crier à leur adresse et de reprendre son chemin.

Cependant, à l'intersection suivante, une vingtaine de ces inconnus ont quitté leurs véhicules pour attaquer le journaliste.
« Ils ont martelé ma voiture de coups, m'ont assené des coups de poings. J'en ai reçu un sur l'œil. Ils ont également proféré des insultes et des menaces à mon égard avant de poursuivre leur chemin devant les passants tétanisés et choqués », raconte Farès Gemayel à L'Orient-Le Jour.
« Si quelqu'un avait pris une vidéo de l'incident, il aurait cru qu'il s'agissait du tournage d'un film, tellement la scène était choquante », a-t-il noté.

M. Gemayel a aussitôt décidé de poursuivre les agresseurs sur l'autoroute côtière. Il est parvenu à prendre des photos du convoi et à enregistrer la plaque d'immatriculation de l'un des véhicules en question.
« Je me suis tout de suite dirigé au commissariat de la gendarmerie de Jdeidé où j'ai porté plainte contre les assaillants », poursuit M. Gemayel, notant que l'endroit de l'attaque est soumis à la supervision de la chambre de contrôle du trafic routier, où plusieurs bâtiments sont contrôlés par des caméras, ce qui devrait faciliter l'identification des agresseurs.

« Ces bandits sont devenus très nombreux », dénonce M. Gemayel. « Moi qui ai vécu la guerre et les milices en tout genre, je n'ai jamais été témoin d'une telle agressivité. C'est la jungle », dit-il. « La justice devrait se montrer à la hauteur de ses responsabilités, et c'est par là que commence le contrôle de la corruption : que les assaillants soient arrêtés et jugés, sinon des incidents similaires – ou même pires – pourraient se produire à tout moment », conclut-il.

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