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Diaspora

Ivna Maluly transforme la lutte contre le cancer en inspiration

Ouvrage

Elle-même atteinte de la maladie, l'écrivaine franco-brésilienne Ivna Maluly a transformé son expérience de mère en livre pour la jeunesse.

22/08/2017

L'écrivaine Ivna Maluly, franco-brésilienne aux racines libanaises, est née en 1975 à Petrópolis, Brésil, dans cette ville historique qui a vu naître l'empereur du Brésil Don Pedro II. Une communauté libanaise importante y est installée depuis très longtemps.
Ivna obtient son diplôme en information-communication au Brésil et, en 2002, elle s'installe en France pour suivre un Master en journalisme, à l'Université Robert Schuman III, Strasbourg. Elle suit parallèlement une formation en gestion des communautés à l'Institut des hautes études des communications sociales (IHECS) à Bruxelles, où elle a habité durant douze ans et où elle a travaillé comme professeure de langue portugaise au Parlement européen. Elle a été responsable de la Commission de la communication du conseil des citoyens brésiliens en Belgique. Ivna est devenue, au cours de sa présence dans ce pays, correspondante internationale pour différents médias brésiliens.
Sur le plan personnel, Ivna s'est mariée en 2004 avec Christophe Garach, un journaliste français. Le couple a eu un enfant, Élias Garach-Maluly, né en 2005.

Comment expliquer le cancer du sein aux enfants ?
C'est en 2009, à l'âge de 34 ans, que la vie d'Ivna bascule quand elle est diagnostiquée avec un cancer du sein, à la suite duquel elle subit une mastectomie. En cette période de grand stress, elle s'arrête de travailler pour suivre un traitement intensif qui durera deux ans. Le psychologue lui suggère alors de coucher son histoire sur papier, ce qui ne lui a pas posé problème en tant que journaliste.
Le vrai défi était d'expliquer à son fils qui, à l'âge de trois ans, était témoin de sa maladie, ce qui lui est arrivé. Une amie l'encourage à rédiger un livre sur son expérience. En 2010, elle publie son premier livre pour la jeunesse : Où est ton sein, maman ? (édition Scrita Fina), le titre étant directement inspiré d'une question que son fils lui a posée.
Dans son livre, Ivna aborde avec tendresse et simplicité la manière d'expliquer la maladie aux plus jeunes, dans un dialogue d'amour entre mère et fils, pour démystifier la maladie. Le livre a été illustré par la dessinatrice brésilienne Camila Carrossine.
L'ouvrage a d'abord été publié en langue portugaise (Cadê seu peito, mamãe?) et plus tard en anglais (What's happening to my Mummy?), puis en français. Il a été parrainé par l'institution « European Cancer Patient Coalition » (ECPC).
La Dr Martine Piccart, de l'Institut Jules-Bordet en Belgique, écrit : « Le cancer du sein débarque sans s'annoncer dans un grand nombre de familles pour lesquelles rien ne sera jamais plus comme avant. Mais parler de la maladie avec ceux qu'on aime, y compris ses enfants, c'est déjà faire un grand pas vers la guérison. C'est le vibrant message d'espoir que transmet le beau livre d'Ivna Chedier Maluly. »
Afrânio Coelho de Oliveira, de l'Association brésilienne d'oncologie de Rio de Janeiro, commente l'ouvrage en ces termes : « C'est avec tendresse qu'Ivna Chedier Maluly aborde la nécessité de communiquer aux enfants la douloureuse question des femmes touchées par le cancer du sein. Avec simplicité, elle montre la voie pour mieux comprendre la maladie. L'importance d'inclure tous les membres de la famille est une étape nécessaire dans le processus de guérison affective de ces femmes. »

« Ne pas tomber dans le négativisme »
Dans les années qui suivirent la publication de ce premier ouvrage, Ivna en a écrit trois autres pour la jeunesse, en langue portugaise. Aujourd'hui, elle vit avec sa famille à Lyon, où elle a repris sa vie normale. Elle exerce comme professeure indépendante de langue portugaise et de littérature brésilienne, et comme traductrice. Elle finalise actuellement deux nouveaux ouvrages pour la jeunesse, l'un sur les « fourmis » et l'autre sur l'empereur du Brésil D. Pedro II.
Le message d'Ivna consiste à « garder l'esprit occupé par des choses positives, en faisant ce que l'on aime faire ». Pour elle, il faut « donner un sens positif à la vie, qui peut être marquée par une souffrance qui prendra fin d'un moment à l'autre... ». Elle ajoute : « Les patients doivent croire en leur médecin, non se contenter de recherches sur internet. Ils doivent s'entourer de personnes qui les encouragent et ne pas tomber dans le négativisme. J'ai fait de tout pour sortir de la maladie, pour me rétablir et donner à ma famille la force de poursuivre notre chemin ensemble. »

Cette page est réalisée en collaboration avec l'Association RJLiban. E-mail : monde@rjliban.com – www.rjliban.com

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