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Moyen Orient et Monde - Syrie

Cinq morts dans la chute d’une roquette près de la Foire de Damas

Il n'y aura pas de réouverture d'ambassades à Damas sans rupture avec les rebelles, a déclaré Assad.

Le président syrien Bachar el-Assad prononçant un discours hier à Damas. SANA/AFP

Cinq personnes ont été tuées hier selon une ONG lorsqu'une roquette s'est abattue près de l'entrée de la Foire internationale de Damas inaugurée cette semaine après cinq ans d'absence en raison de la guerre en Syrie. La télévision d'État avait rapporté que « des citoyens ont été blessés par une roquette » à l'entrée de la foire, sans en préciser le nombre ou évoquer des morts. La télévision a même diffusé des interviews en direct à l'entrée de la foire sans évoquer l'incident ni montrer le lieu de l'explosion. Une page Facebook qui recense le nombre de roquettes qui s'abattent sur la capitale a évoqué quatre morts et quatre blessés par la roquette. Une source à l'hôpital de Jaramana, banlieue sud-ouest de Damas, a affirmé avoir « vu des morts et des blessés en état de choc » arriver à l'établissement. « On se préparait à recevoir les visiteurs quand j'ai entendu une explosion (...), puis j'ai vu de la fumée du côté de l'entrée de l'exposition », a raconté de son côté un témoin, Iyad el-Jabiri, un Syrien de 39 ans qui travaille dans un stand de textile.
La foire, le plus important événement économique de Syrie avant la guerre et une des plus anciennes du monde arabe, a rouvert ses portes jeudi. La dernière édition remonte à l'été 2011, quelques mois après le début de la révolte contre le régime. Les autorités avaient décidé de rouvrir la foire, estimant que le calme était revenu dans la zone où se tient l'exposition, la Ghouta orientale étant depuis juillet une des « zones de désescalade » désignées à la suite d'un accord de trêve entre parrains du régime et des insurgés. Les États-Unis et les pays européens – qui imposent des sanctions sur le régime du président Bachar el-Assad – n'ont pas été invités officiellement, même si quelques compagnies occidentales participent à titre individuel.

« Pas isolés »
Les États-Unis et la majorité des pays européens avaient fermé leur ambassade à Damas après la répression de 2011. Hier, le président syrien a déclaré que les pays souhaitant rouvrir leur ambassade à Damas ou coopérer avec le régime syrien « doivent rompre tout lien avec les rebelles ». « Il n'y aura ni coopération de sécurité, ni ouverture d'ambassades, ni rôle pour certains États qui disent vouloir chercher une issue (à la guerre en Syrie) tant qu'ils n'auront pas coupé leurs liens de manière explicite avec le terrorisme », affirmé M. Assad dans un discours devant les membres du corps diplomatique syrien retransmis par la télévision d'État. Damas utilise le terme de « terroristes » pour désigner aussi bien les rebelles que les jihadistes. « Nous ne sommes pas isolés comme ils le pensent, c'est leur arrogance qui les pousse à penser de cette manière », a-t-il ajouté.
Fort du soutien de ses alliés indéfectibles, la Russie, l'Iran et le Hezbollah, le régime d'Assad a infligé revers après revers aux rebelles et jihadistes à partir de 2015, après avoir connu lui-même de cuisantes défaites qui lui ont fait perdre de larges pans du territoire syrien. « Nous avons fait échouer les plans occidentaux (contre la Syrie), mais cela ne veut pas dire que nous avons gagné, la bataille continue », a indiqué M. Assad dans son discours, en référence à la poursuite des combats sur plusieurs fronts en Syrie. Il a estimé que la Syrie ne devait plus regarder vers l'Occident, mais plutôt « se tourner politiquement, économiquement et culturellement vers l'Est », en référence à ses alliés. Il s'en est pris au président turc, Recep Tayyip Erdogan, un des principaux soutiens régionaux de la rébellion syrienne et ancien allié de Damas avant la guerre. « Nous ne considérons pas la partie turque comme un partenaire ni comme garant, nous ne lui faisons pas confiance », a indiqué M. Assad, pour qui son homologue turc est un « mendiant politique qui cherche à se donner n'importe quel rôle ».
Source : AFP

Cinq personnes ont été tuées hier selon une ONG lorsqu'une roquette s'est abattue près de l'entrée de la Foire internationale de Damas inaugurée cette semaine après cinq ans d'absence en raison de la guerre en Syrie. La télévision d'État avait rapporté que « des citoyens ont été blessés par une roquette » à l'entrée de la foire, sans en préciser le nombre ou évoquer des morts. La télévision a même diffusé des interviews en direct à l'entrée de la foire sans évoquer l'incident ni montrer le lieu de l'explosion. Une page Facebook qui recense le nombre de roquettes qui s'abattent sur la capitale a évoqué quatre morts et quatre blessés par la roquette. Une source à l'hôpital de Jaramana, banlieue sud-ouest de Damas, a affirmé avoir « vu des morts et des blessés en état de choc » arriver à...
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