L’athlète américaine Allyson Felix recevant le témoin des mains de sa compatriote Quanera Hayes, lors de la finale du relais 4x400 m des Mondiaux de Londres, dimanche soir. En remportant l’or, Felix a glané sa 16e médaille en sept éditions des championnats du monde. Kirill Kudryavtsev/AFP
L'athlète Allyson Felix a terminé en beauté ses championnats du monde : l'Américaine a remporté sa 16e médaille en sept éditions des Mondiaux, avec l'or du 4x400 m, dimanche soir à Londres. En outre, la Kényane Hellen Obiri a empêché l'Éthiopienne Almaz Ayana de réaliser le doublé 5 000/10 000 m.
De son côté, la légende du sprint Usain Bolt, qui a mis fin à son incomparable carrière à Londres, a été fêtée en clôture des Mondiaux, en présence de Sebastian Coe, président de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF). L'octuple champion olympique a fait le tour du propriétaire, sur du reggae, saluant toutes les tribunes du stade, applaudissant en rythme dans son survêtement jaune et noir de la Jamaïque et improvisant quelques pas de danse.
Écart record
Au relais du mile, les Américaines n'ont pas battu de marque planétaire, mais le record du plus gros écart avec l'équipe médaillée d'argent, en l'occurrence la Grande-Bretagne, reléguée à plus de 40 m et à 5'' 98/100es. Avec sa compatriote Tori Bowie (100 m et 4x100 m), Felix quitte Londres avec deux titres. « Je remercie toutes mes partenaires. Le relais a toujours une résonance particulière. C'est un honneur et des moments à conserver dans son cœur », a indiqué Felix.
Au 5 000 m, Obiri, bien calée dans la foulée d'Ayana, a attendu le dernier tour pour passer la vitesse supérieure. « J'ai été blessée durant toute la saison et je ne pouvais pas faire plus. La douleur est revenue après le 10 000m (qu'elle a gagné). Hellen était trop forte au sprint », a déclaré Ayana, le sourire triste. Le Kenya a signé un doublé au 1 500 m avec Elijah Manangoi (1er) et le jeune Timothy Cheruiyot (2e). Avec leur grand compatriote Asbel Kiprop (9e), triple tenant du titre, mais à court de rythme après une blessure, à les regarder de loin. « Le Kenya compte de très bons spécialistes dans la discipline depuis des années et je suis fier d'appartenir à cette lignée », a souligné Manangoi.
Attendue sur 800 m, l'athlète sud-africaine Caster Semenya a retrouvé le titre qu'elle avait gagné en 2009 à Berlin et à Daegu en 2011.
Les yeux revolver
L'athlète croate Sandra Perkovic a des yeux bleu revolver, mais c'est son disque qui tue ses adversaires. Pourtant, la double championne olympique, qui croyait s'être mise à l'abri (70,31 m), a tremblé quand l'Australienne Dani Stevens a lancé à 69,64 m au dernier essai.
Nettement supérieur à la concurrence, le sauteur qatari Barshim a franchi toutes ses barres à la hauteur dès le 1er essai, jusqu'à 2,35 m, échouant néanmoins à 2,40 m quand il était seul. « C'est mon 1er or important en plein air. J'étais focalisé sur la victoire et j'ai réussi. Mais laissez-moi vous dire que j'étais blessé l'an dernier. Je suis à nouveau en forme et je peux aller beaucoup plus haut », a souligné Barshim. Le concours a été le plus faible de l'histoire des Mondiaux. En bronze avec 2,29 m – la 1re médaille de son pays chez les messieurs aux Mondiaux –, l'athlète syrien Majdeddine Ghazal avait pressenti que le niveau moyen lui ouvrait une porte.
Enfin, Trinidad-et-Tobago, avant l'hommage à Bolt, avait rappelé qu'un petit pays pouvait gagner. Les Trinidéens se sont offert le scalp des Américains dans le relais 4x400 m.
Source : AFP
Écart recordAu relais du mile, les Américaines n'ont pas...

