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Sport

Pour Usain Bolt, c’est le clap de fin

Athlétisme – Mondiaux 2017
OLJ
12/08/2017 | 00h00

Cette fois, c'est la fin : le relais 4x100 m, aujourd'hui, est la dernière occasion d'admirer la légende du sprint Usain Bolt, qui tirera sa révérence à l'issue des Mondiaux 2017.
Le stade olympique de Londres va vivre un moment d'histoire, avec l'ultime course du plus grand sprinteur de tous les temps avant sa retraite. Après avoir quitté la scène sur le plan individuel avec une 3e place frustrante en finale du 100 m, remportée samedi dernier par le vétéran américain Justin Gatlin (35 ans), le monument jamaïcain de l'athlétisme (30 ans) va tenter cette fois de soigner sa sortie et de réussir ses adieux, en portant à 12 son record de titres glanés en championnats du monde.
Sur la ligne droite, le recordman du monde du 100 m (9" 58) et du 200 m (19" 19) a cruellement pu mesurer le poids des ans. Il lui reste une opportunité pour partir sur une belle impression et perpétuer son mythe. En cas d'échec, la fin serait un peu gâchée pour l'octuple médaillé d'or aux Jeux olympiques. Et la tâche qui attend Bolt et ses compagnons jamaïcains ne sera pas des plus simples. Les Américains, emmenés par Gatlin et son jeune et ambitieux dauphin Christian Coleman (21 ans), meilleur performeur mondial de 2017 (9" 82), seront compliqués à aller chercher. De retour au sommet du sprint, les États-Unis seront particulièrement motivés pour mettre un terme à la domination sans partage de la Jamaïque sur le relais 4x100 m depuis les Mondiaux 2009 et refermer ainsi, pour de bon, l'ère Bolt.
Alors que le premier sport olympique se cherche un nouveau porte-drapeau capable d'assumer la succession du Jamaïcain aussi bien sur le plan sportif que médiatique, un succès de l'équipe américaine avec le repenti Gatlin à sa tête ferait toutefois mauvais effet. Le 2e titre mondial (après 2005) de Gatlin, suspendu à deux reprises pour dopage au cours de sa carrière, a en effet jeté un froid et même le président de la Fédération internationale (IAAF), Sebastian Coe, a avoué que ce dénouement n'était pas « le scénario idéal » pour l'athlétisme, réitérant son souhait de voir mises en place des radiations à vie. La polémique pourrait donc redoubler en cas de victoire américaine.
Au contraire de Bolt, Mo Farah a, lui, décidé d'étirer un peu plus le plaisir et ne dira au revoir à la piste que lors de la finale de la Ligue de diamant, le 24 août à Zurich, avant de se consacrer aux épreuves sur route. Mais le quadruple champion olympique britannique, déjà lauréat du 10 000 m en ouverture des Mondiaux, va tout de même essayer de marquer le coup en s'offrant un 3e doublé 5 000/10 000 m aux championnats du monde, ce qui serait une première.
Autre épreuve à suivre : le saut en hauteur dames, où Maria Lasitskene n'a aucune rivale. La Russe est tellement au-dessus du lot qu'elle menace sérieusement le vieux record du monde de la Bulgare Stefka Kostadinova (2,09 m en 1987). Ce serait la première médaille d'or de l'un des 19 athlètes russes autorisés à concourir sous drapeau neutre après la suspension de leur pays en raison d'un système de dopage institutionnalisé. Le concours du javelot promet également avec les Allemands Johannes Vetter et Thomas Rohler, devenus en 2017 les 2e et 3e performeurs de tous les temps derrière le mythique Tchèque Jan Zelezny. Enfin, L'Américaine Kendra Harrisson retrouve le théâtre de son record du monde du 100 m haies (12'' 20 en 2016) avec un désir de revanche, après avoir manqué les JO de Rio à la suite de son échec aux sélections des États-Unis.

Guliyev, le 3e larron
Hier, le vice-champion olympique français du décathlon, Kevin Mayer, a effectué des débuts parfaits aux Mondiaux et se trouve déjà en tête après trois épreuves. Mayer, qui fait office de grandissime favori depuis la retraite du double champion olympique et recordman du monde Ashton Eaton, a démarré ses 10 travaux sur les chapeaux de roue, en battant son record personnel sur le 100 m (10" 70). Il a ensuite sauté à la longueur à 7,52 m, avant de lancer le poids à 15,72 m. Il totalise 2 703 points devant l'Allemand Rico Freimuth (2 678 points) et l'Américain Trey Hardee (2 647 points).
Jeudi dans la nuit, le Turc Ramil Guliyev a créé la surprise en remportant le 200 m, en 20" 09 (v -0,1 m/s), privant le roi sud-africain du tour de piste Wayde Van Niekerk (2e, 20" 11) du doublé 200/400 m. Guliyev offre ainsi à son pays la première médaille d'or de son histoire. Âgé de 27 ans, Guliyev n'était pas attendu à ce niveau et a donc arbitré le duel annoncé entre Van Niekerk et le Botswanais Isaac Makwala, qui n'a finalement pas eu lieu. Makwala s'est effondré dans la ligne droite, terminant 6e (20" 44). Enfin, au triple saut, le favori américain Christian Taylor a réalisé un bond à 17,69 m et décroché son 3e titre mondial.

Source : AFP

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