L’archevêque maronite de Beyrouth, Mgr Boulos Matar, honoré par le président du conseil municipal de Aïn Saadé, notamment pour sa coopération sur de nombreux projets d’infrastructure. Photo ANI
Le conseil municipal de Aïn Saadé a choisi d'honorer l'archevêque maronite de Beyrouth, Mgr Boulos Matar, en baptisant de son nom la rue qui s'étend de l'hôtel Royal Park au siège d'été de l'archevêché. La cérémonie d'inauguration de la rue s'est déroulée dans une atmosphère conviviale, à l'invitation du président du conseil municipal, Antoine Bou Aoun, en présence de Mgr Matar, qui a dévoilé la plaque commémorative devant un parterre de personnalités, au nombre desquelles le député Ghassan Moukheiber, la caïmacam du Metn, Marlène Haddad, le député Samy Gemayel, représenté par Michel Hraoui, les présidents respectifs des conseils municipaux de Jdeidé et de Fanar, Antoine Gebara et Georges Salamé, ainsi que des moukhtars, notables, prélats et habitants de la région.
Dans une allocution de circonstance, Antoine Bou Aoun a fait l'éloge de « la sagesse et de la clairvoyance » de Mgr Matar, et de son « souci profond d'œuvrer pour l'archevêché et de rendre service à ses paroissiens ». Et de faire valoir les nombreux projets parrainés par le prélat, dont « la fondation de l'Université la Sagesse, devenue le rempart académique de la plupart des jeunes de la région », ainsi que « son consentement entier et continu » à la mise en œuvre de projets à caractère industriel ou aidant à réhabiliter l'infrastructure routière, sur les terrains de l'archevêché de Beyrouth. D'autres projets à caractère socioculturel, comme la réouverture du club sportif de la ville après plus de vingt années de fermeture, n'auraient pas été possibles sans l'autorisation préalable de l'archevêque, a encore souligné le président du conseil municipal de Aïn Saadé, avant de conclure sur le dernier projet en date, fruit d'une coopération entre la municipalité et l'archevêché : la construction d'une nouvelle église sur un terrain offert par ce dernier.
« Entre Aïn Saadé et l'archevêché de Beyrouth, il y a plus que de l'amour. L'archevêché est à Aïn Saadé et Aïn Saadé est son village », a déclaré pour sa part Mgr Matar, qui s'est souvenu s'y être rendu pour la première fois, il y a 64 ans, en tant que séminariste, sous l'égide de l'ancien archevêque de Beyrouth, Ignace Ziadé. « Pourvu que les routes restent ouvertes entre nous », a-t-il conclu, faisant référence en même temps à la situation générale du pays.


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