Israël
Première révocation de nationalité pour un Arabe auteur d'attaques
Un tribunal a révoqué la nationalité d'un Arabe israélien auteur d'un attentat à la voiture bélier et d'attaques au couteau, dans une première application d'une loi de 2008, a-t-on appris hier de sources judiciaires. Le tribunal de Haïfa a déchu de la nationalité israélienne Alaa Ziwad (22 ans), résident de la localité arabe israélienne d'Umm al-Fahm, reconnu coupable de quatre tentatives de meurtre et condamné à 25 ans de prison en juin 2016. Il avait volontairement percuté à bord de sa voiture deux soldats israéliens avant de blesser deux passants à coups de couteau à Hadera, au nord de Tel-Aviv, en 2015. Ces attaques avaient fait quatre blessés, dont deux sérieusement touchés. La révocation de sa citoyenneté entrera en vigueur le 31 octobre, ce qui lui laisse le temps de faire appel. Sa mère est une citoyenne israélienne alors que son père est un Palestinien qui a le statut de résident permanent en Israël, ce qui a lui a permis de se marier et de vivre dans ce pays en vertu de la politique de réunification des familles, appliquée avec de plus en plus de restrictions ces dernières années. En outre, le ministère israélien de l'Intérieur a demandé le retrait du permis de résident permanent du père du condamné.
Iran
Des députés critiqués pour leur chasse aux selfies avec Mogherini
La presse et les réseaux sociaux iraniens regorgeaient de critiques, hier, à l'égard de parlementaires accusés de s'être ridiculisés en se pressant autour de la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, pour prendre un selfie à ses côtés. Mme Mogherini a assisté samedi à la prestation de serment du président iranien, Hassan Rohani, au Parlement. Des photos montrent des groupes de députés se pressant avec insistance autour d'elle pour prendre des selfies. « Chers députés, merci d'avoir fait honte à 80 millions de personnes » (référence à la population iranienne), a commenté un usager sur Twitter. D'autres usagers ont mis côte à côte la photo des parlementaires s'agglutinant autour de Mme Mogherini et celle des sept nains alignés regardant Blanche-Neige dormir. Les « selfies de l'humiliation », ont commenté d'autres internautes. Cet épisode « montre le manque de bonne éducation dans le pays », s'est indigné le quotidien réformateur Ghanoon dans un éditorial. Un des députés s'est excusé pour son manque de tact. Mme Mogherini, elle, n'a fait aucun commentaire sur cette polémique.
Syrie
L'armée intensifie ses raids sur la dernière enclave rebelle de Damas
L'armée syrienne a intensifié hier ses frappes sur le dernier bastion contrôlé par les rebelles à Damas, soumis aux bombardements les plus importants depuis le début de cette offensive militaire en juin, ont rapporté des rebelles et des témoins sur place. Depuis le mont Qassioun, qui domine Damas, les forces spéciales de l'armée ont frappé le quartier de Jobar, dans les faubourgs nord-est de la capitale syrienne, et Aïn Terma, un peu plus au sud, toujours dans la Ghouta orientale. Au moins dix civils ont été tués et de nombreux autres ont été blessés après trois jours de bombardement, a-t-on appris auprès de la protection civile. Les faubourgs de Zamalka, Harasta et Kafr Btna, également dans la Ghouta orientale, ont subi des frappes moins intenses. En cas de succès, les forces du régime reprendraient le contrôle de la totalité de la Ghouta orientale, tenue par les rebelles durant la majeure partie du conflit, qui a débuté en 2011.
Diplomatie
Tillerson s'inquiète d'une « défiance importante » entre les États-Unis et la Russie
Le chef de la diplomatie américaine, Rex Tillerson, a fait savoir hier qu'il avait dit à son homologue russe, Sergueï Lavrov, que l'ingérence présumée de Moscou dans la campagne électorale américaine de 2016 avait entraîné une « défiance importante » entre les deux pays. « L'intrusion russe dans les élections était certainement un incident sérieux », a déclaré M. Tillerson, en marge d'un forum sur la sécurité à Manille. Le secrétaire d'État a aussi fait savoir à M. Lavrov que Washington n'avait pas encore tranché concernant la réponse à apporter à la décision du Kremlin de réduire le personnel diplomatique des États-Unis sur son territoire. Mais les États-Unis y répondront d'ici au 1er septembre, a assuré M. Tillerson.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef