SYRIE
La trêve dans la « zone de désescalade » de Homs ne tient pas
Une trêve censée avoir pris effet jeudi dans une zone du nord de la Syrie n'a apparemment tenu que quelques heures, a rapporté hier l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Ce cessez-le-feu avait été annoncé par le ministère russe de la Défense dans le cadre de la création avec les rebelles d'une nouvelle « zone de désescalade » au nord de Homs. Des tirs d'obus de mortier et des fusillades ont été échangés entre les deux camps durant la nuit, mais on ne signale pas de victimes, affirme l'OSDH. La « zone de désescalade » proche de Homs est l'une des quatre zones prévues dans le cadre de l'accord d'Astana entre la Syrie, la Russie, la Turquie et l'Iran. Dans la Ghouta orientale, zone proche de Damas, une trêve entrée en vigueur le 22 juillet n'a elle non plus pas tenu. L'OSDH y dénombre 25 morts.
IRAK
Découverte de 40 corps dans un nouveau charnier
Un nouveau charnier renfermant les corps de 40 hommes exécutés par le groupe jihadiste État islamique a été découvert à Ramadi, à l'ouest de Bagdad, ont indiqué hier des responsables. Les forces irakiennes ont découvert des dizaines de fosses communes avec des centaines de corps durant leurs opérations militaires lancées pour reprendre les larges pans du territoire dont s'étaient emparés depuis juin 2014 les jihadistes de l'EI responsables d'exactions. Ammar al-Doulaimi, directeur de la Fondation des martyrs dans la province occidentale d'al-Anbar, un organe gouvernemental, a affirmé que « les corps en décomposition portaient des traces de balles à la tête », assurant que les victimes avaient été « exécutées par l'EI en 2015 lorsque le groupe a pris le contrôle de Ramadi ».
ÉGYPTE
Trois ans de prison pour 50 policiers égyptiens ayant fait grève
Un tribunal égyptien a condamné cinquante policiers à trois ans de prison pour avoir fait grève, a indiqué hier le journal gouvernemental al-Ahram. Ils ont été également condamnés à payer une amende de 6 000 livres égyptiennes (près de 350 dollars) par un tribunal du Sud-Sinaï, dans l'est du pays. Les policiers avaient observé une grève en janvier pour protester contre la réduction du nombre de leurs jours de vacances et auraient « menacé de violence » leurs supérieurs, selon al-Ahram. Les autorités ont fait preuve de peu de tolérance pour les grèves et manifestations des policiers depuis le renversement par l'armée en 2013 du successeur de Hosni Moubarak, l'islamiste Mohammad Morsi.
Sinistre
La Torch Tower à Dubaï endommagée par un incendie
Des résidents pris de panique ont été évacués hier avant l'aube de l'un des plus hauts gratte-ciel de Dubaï, dont plusieurs étages ont été brûlés par un incendie, le second en deux ans (un incendie s'était déclaré en février 2015 sans faire de victimes). Le feu a été maîtrisé en deux heures et il n'y pas eu de victimes. Ces deux dernières années, plusieurs incendies spectaculaires ont été rapidement contenus à Dubaï en ne faisant que des blessés. Peu avant les célébrations de la nouvelle année 2016, un incendie spectaculaire s'était déclaré dans un hôtel de luxe situé en face de Burj Khalifa, la plus haute tour du monde (828 m). En janvier, les autorités de Dubaï ont annoncé l'adoption de règles de construction plus rigoureuses pour minimiser les risques d'incendie, attribués principalement à des matériaux facilement inflammables utilisés pour le revêtement extérieur des bâtiments.
UE
Nouvelles sanctions contre Moscou pour détournement de turbines à gaz
L'Union européenne a imposé hier de nouvelles sanctions contre la Russie, visant notamment le vice-ministre de l'Énergie et trois entreprises accusés du détournement vers la Crimée de quatre turbines à gaz livrées par l'industriel allemand Siemens.Trois personnes, dont le vice-ministre russe de l'Énergie Andreï Tcherezov et le directeur de la société russe qui avait acquis les turbines auprès de Siemens, sont ajoutées à la liste noire de l'UE qui leur interdit de voyager dans l'Union et gèle leurs fonds sur son territoire, indique le Conseil de l'UE dans un communiqué. Les personnes et entreprises en cause ont toutes contribué « à établir une source d'approvisionnement en électricité indépendante pour la Crimée et Sébastopol afin de soutenir leur séparation de l'Ukraine, et compromettent l'intégrité territoriale, la souveraineté et l'indépendance de l'Ukraine », estime l'UE dans sa décision.
FRANCE
Soupçons d'emplois fictifs : Michel Mercier dans le collimateur de la justice
À peine nommé au Conseil constitutionnel, l'ancien garde des Sceaux Michel Mercier est sous le coup d'une enquête judiciaire sur les conditions d'emploi de ses deux filles comme assistantes parlementaires au Sénat. L'enquête préliminaire a été ouverte par le parquet national financier (PNF) mercredi pour un éventuel « détournement de fonds publics », a-t-on appris hier de source proche du dossier, confirmant une information du Monde. Hasard du calendrier, elle est intervenue à la veille de l'adoption par le Parlement du projet de loi interdisant les emplois de collaborateurs familiaux pour les députés et sénateurs.
Le Conseil constitutionnel rejette la surveillance électronique des proches des suspects
Le Conseil constitutionnel français a jugé que la surveillance électronique des proches de personnes soupçonnées de terrorisme était contraire aux droits et libertés que la Constitution garantit et portait atteinte au droit à la vie privée. La juridiction chargée de contrôler la conformité des lois à la Constitution a censuré la disposition d'une loi de 2016 portant sur la surveillance électronique en temps réel de l'entourage de personnes suspectées d'être en lien avec une activité terroriste, dans une décision rendue hier. La loi visée, du 21 juillet 2016, a prolongé l'état d'urgence en vigueur depuis la vague d'attentats jihadistes qui ont frappé la France et a durci la loi renseignement adoptée un an plus tôt en matière de surveillance électronique en temps réel de personnes suspectées d'être « en lien avec une menace » terroriste.
Birmanie
Six bouddhistes assassinés dans l'État d'Arakan
Six membres de la communauté bouddhiste ont été tués dans l'ouest de la Birmanie jeudi, et les autorités soupçonnent des insurgés rohingyas, a-t-on appris hier de sources gouvernementales. Les forces de sécurité ont découvert les corps de trois hommes et de trois femmes portant des blessures par balles et à l'arme blanche dans les montagnes de Mayu, dans l'État d'Arakan. Cette région, située sur la côte occidentale de la Birmanie où vit une importante communauté musulmane, les rohingyas, est en proie à des troubles sanglants depuis octobre dernier, à la suite de la mort de neuf policiers dans des attaques coordonnées menées par des insurgés. Les forces de sécurité birmanes sont accusées de s'être livrées à des exactions sur les populations civiles au cours des opérations militaires qui ont suivi.
AFGHANISTAN
Attentats contre l'OTAN : au moins 3 morts dont un soldat géorgien
L'attentat-suicide de jeudi en Afghanistan contre un convoi de la coalition étrangère dirigée par l'OTAN a tué un soldat géorgien et deux civils afghans, et fait treize blessés, a annoncé hier l'OTAN. Parmi les blessés figurent trois autres soldats géorgiens, deux soldats américains et un interprète afghan qui sont dans « un état stable », ainsi que sept civils afghans, précise un communiqué de l'opération Resolute Support. L'attentat, survenu en soirée près de la base militaire de Bagram dans le district de Qarabagh, à une cinquantaine de kilomètres au nord de Kaboul, a été revendiqué par les talibans. Le responsable de la police criminelle de Kaboul, Mohammad Salim Almas, a pour sa part annoncé hier un bilan de trois civils afghans tués dans cette attaque conduite « par un kamikaze à pied contre un convoi des forces étrangères ».
Une trêve censée avoir pris effet jeudi dans une zone du nord de la Syrie n'a apparemment tenu que quelques heures, a rapporté hier l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Ce cessez-le-feu avait été annoncé par le ministère russe de la Défense dans le cadre de la création avec les rebelles d'une nouvelle « zone de désescalade » au nord de Homs. Des tirs d'obus de mortier et des fusillades ont été échangés entre les deux camps durant la nuit, mais on ne signale pas de victimes, affirme l'OSDH. La « zone de désescalade » proche de Homs est l'une des quatre zones prévues dans le cadre de l'accord d'Astana entre la Syrie, la Russie, la Turquie et l'Iran. Dans la Ghouta orientale, zone proche de Damas, une trêve entrée en vigueur le...


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef