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Moyen Orient et Monde - Syrie

La trêve entre en vigueur dans la province de Homs

Une troisième « zone de désescalade » a été créée hier et le cessez-le-feu semble être respecté.

Selon un militant à Talbissé, le « calme prévaut et il n’y a pas eu de violations (du cessez-le-feu) » dans les régions concernées par la nouvelle « zone de désescalade » à Homs. C’est également calme dans Houla, selon un habitant de la localité. Mahmoud Taha/AFP

Une trêve est entrée en vigueur, hier, entre le régime et les rebelles dans la province de Homs, en Syrie, après un accord conclu par Moscou sur une nouvelle « zone de désescalade » visant à instaurer un cessez-le-feu durable. Il s'agit de la troisième « zone de désescalade » instaurée en Syrie, après celles mises en place dans le sud-ouest du pays et dans la Ghouta orientale, près de Damas. Impliquée militairement aux côtés du régime de Bachar el-Assad dans sa guerre contre les rebelles et les jihadistes, la Russie tente de trouver les moyens de mettre fin au conflit qui a dévasté le pays, fait plus de 330 000 morts et jeté à la rue plus de dix millions de personnes.
La nouvelle « zone de désescalade », située dans le nord de la province de Homs, comprend 84 localités – avec une population de plus de 147 000 habitants –, a annoncé hier le ministère russe de la Défense. Conformément à l'accord, négocié au Caire fin juillet, entre les militaires russes et les rebelles syriens, les protagonistes « vont complètement cesser le feu » dans la zone à partir de midi, a précisé le ministère russe, ajoutant que deux barrages de contrôle et trois postes de surveillance de la police militaire russe seront déployés aux frontières de la zone à partir d'aujourd'hui. Les militaires russes seront chargés de « séparer les parties belligérantes, de surveiller le cessez-le-feu et d'assurer l'acheminement des convois humanitaires, ainsi que l'évacuation des malades et des blessés », a-t-il fait savoir.
Pour sa part, l'opposition va débloquer le tronçon de l'autoroute reliant Homs à Hama, qui passe par la « zone de désescalade », toujours selon le ministère russe de la Défense. Des unités de la police militaire russe ont déjà été déployées dans les deux premières zones de désescalade. Les jihadistes du groupe État islamique et du Fateh al-Cham (ancien Front al-Nosra, ex-branche syrienne d'el-Qaëda) sont exclus de la trêve, a encore précisé le ministère russe. La Russie « continuera de faire tout son possible pour que la paix revienne au plus vite » en Syrie, a assuré le porte-parole du ministère.
Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), parmi les villes concernées par le cessez-le-feu figurent Rastane, Talbissé et al-Houla, qui comptaient parmi les premières à se révolter contre le régime en 2011. Ces villes sont passées sous contrôle de l'opposition en 2012. Des secteurs au nord de Homs ont été visés ces derniers temps par les bombardements du régime. Selon Moustafa Khaled, un militant à Talbissé, « un calme prévaut » dans ces régions. « Il n'y a pas eu de violations. Mais il semble que les gens ne font pas confiance au régime ou aux Russes », a-t-il ajouté. C'est également calme à Houla. « Nous n'avons pas entendu un tir aujourd'hui », a déclaré un habitant de la localité, Abbas Abou Oussama.
Il n'y a pas eu d'annonce officielle des forces armées du régime sur cette troisième « zone de désescalade », alors qu'elles avaient proclamé les trêves dans le Sud et dans la Ghouta le mois dernier. En vertu d'un accord conclu en mai entre la Russie, l'Iran (autre allié du régime) et la Turquie (soutien des rebelles), quatre « zones de désescalade » doivent être établies en Syrie. La quatrième doit encore être créée dans la région d'Idleb.

Plus de 40 civils tués dans des raids aériens
Déclenché en mars 2011 par la répression de manifestations prodémocratie et opposant initialement l'armée aux rebelles, le conflit en Syrie s'est complexifié au fil des années avec l'implication d'acteurs régionaux, de puissances étrangères et de groupes jihadistes, sur un territoire de plus en plus morcelé.
Outre la campagne de bombardements aériens russe, une coalition internationale dirigée par les États-Unis poursuit ses frappes contre l'EI. Mercredi, plus de 40 civils ont été tués dans des raids aériens dans des zones contrôlées par l'EI, selon l'OSDH. Vingt-six ont péri à Raqqa, principal fief de l'EI, dans des frappes de la coalition, et 15 sont morts dans des raids russes sur une ville de la province de Deir ez-Zor.
Source : AFP

Une trêve est entrée en vigueur, hier, entre le régime et les rebelles dans la province de Homs, en Syrie, après un accord conclu par Moscou sur une nouvelle « zone de désescalade » visant à instaurer un cessez-le-feu durable. Il s'agit de la troisième « zone de désescalade » instaurée en Syrie, après celles mises en place dans le sud-ouest du pays et dans la Ghouta orientale, près de Damas. Impliquée militairement aux côtés du régime de Bachar el-Assad dans sa guerre contre les rebelles et les jihadistes, la Russie tente de trouver les moyens de mettre fin au conflit qui a dévasté le pays, fait plus de 330 000 morts et jeté à la rue plus de dix millions de personnes.La nouvelle « zone de désescalade », située dans le nord de la province de Homs, comprend 84 localités – avec une population de plus de...
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