Liban

Les entretiens Trump-Hariri et Ersal, dossiers « chauds » de la réunion

02/08/2017

D'intenses contacts sont effectués pour faire en sorte que la réunion du Conseil des ministres demain jeudi se passe sans incidents majeurs, étant donné les critiques dont le Premier ministre Saad Hariri a été la cible après sa conférence de presse conjointe avec le président américain Donald Trump à Washington la semaine dernière, au cours de laquelle ce dernier a attaqué le Hezbollah qu'il considère comme étant « terroriste ». C'est le silence de M. Hariri qui lui vaut ces critiques aujourd'hui.
Selon une source bien informée, ces contacts visent à convaincre les différentes parties de la nécessité de se contenter de l'exposé que fera le Premier ministre de son voyage officiel aux États-Unis, et des sujets qu'il a discutés, notamment les répercussions de la perspective d'une aggravation des sanctions contre le Hezbollah et tous ceux qui traitent avec lui (un nouveau projet de loi en gestation au Congrès), tout comme le poids des réfugiés syriens sur le Liban. On ne savait pas, hier soir, si ces médiations ont donné le résultat escompté, mais on apprend que les présidents de la République et du Conseil des ministres comptent affronter toute tentative d'escalade par des efforts de retour au calme, en vue de préserver l'unité parlementaire et l'efficacité de l'action du cabinet. Ils se contenteront, vraisemblablement, d'écouter les doléances des deux ministres du Hezbollah contre les propos de M. Trump.
La question de l'offensive du Hezbollah, dans le jurd de Ersal contre le groupe terroriste Fateh el-Cham, sera également au menu des discussions, selon la même source, notamment dans la perspective de redonner à l'armée la liberté de décider du timing et de la teneur des opérations militaires. Il est également prévu que plusieurs ministres, à leur tête ceux des Forces libanaises et du Futur, soulèvent la question de savoir pourquoi la décision de lancer l'offensive a été prise sans consulter le Conseil des ministres, insistant sur le fait que la libération des frontières est du devoir de l'armée. Les ministres du Hezbollah et leurs alliés répondront sans doute qu'« il est erroné de penser que la bataille est terminée et que celle-ci est une continuité de la libération du jurd de Ersal ». Ce à quoi rétorqueront d'autres ministres, mettant en exergue l'importance du rôle de l'armée dans la protection des villages limitrophes au cours de cette bataille.

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