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Moyen Orient et Monde - Constituante

Le Venezuela plus divisé que jamais

Le président de l’Assemblée nationale entouré des députés de l’opposition, hier, à Caracas. Federico Parra/AFP

Le président socialiste du Venezuela Nicolas Maduro faisait face hier à de nouvelles manifestations de l'opposition, au lendemain de l'élection, dans le sang, d'une toute-puissante Assemblée constituante à sa solde. Le scrutin a été marqué par des violences qui ont fait dix morts, portant à plus de 120 le nombre total de personnes tuées en quatre mois de manifestations antigouvernementales. Il a été boycotté par l'opposition pour laquelle cette institution ne vise qu'à prolonger le pouvoir de M. Maduro dont le mandat s'achève en 2019.
La Constituante de 545 membres, qui doit diriger le pays pour une durée indéterminée, doit s'installer demain au siège du Parlement dominé depuis 2016 par l'opposition réunie au sein de la table de l'unité démocratique (MUD), qui ne reconnaît pas la nouvelle Assemblée. Cette dernière, qui se situe au-dessus de tous les pouvoirs, y compris du président, doit rédiger une nouvelle Constitution remplaçant celle promulguée en 1999 par le défunt président Hugo Chavez.
Triomphant, M. Maduro a qualifié d'historique le scrutin auquel ont participé selon les autorités plus de huit millions d'électeurs, soit 41,5 % du corps électoral. La nouvelle Assemblée « est née avec une grande légitimité populaire », a-t-il assuré hier au petit matin devant ses partisans réunis sur la place Bolivar au centre de Caracas, « l'Assemblée constituante doit être consciente du pouvoir entre ses mains ». Son élection a été accueillie par de nouveaux appels de l'opposition à manifester dès hier. Pour l'opposant Julio Borges, président du Parlement, le Venezuela se « réveille plus divisé et isolé du reste du monde ».

« Il faut mettre l'ordre »
M. Maduro a souhaité que la Constituante lève l'immunité des parlementaires de l'opposition pour qu'ils soient jugés.
« Cela suffit avec le sabotage de l'Assemblée nationale, il faut mettre de l'ordre » a-t-il dit, menaçant également de « prendre le mandat » de procureur général dont la titulaire actuelle Luisa Ortega, chaviste de longue date, a rompu avec le gouvernement pour en devenir un des principaux adversaires. Dimanche, alors que les bureaux de vote étaient surveillés par l'armée, opposants et forces de l'ordre se sont affrontés à Caracas et dans d'autres villes lors de batailles rangées à coups de balles en caoutchouc ou gaz lacrymogène contre jets de pierres et cocktails Molotov.
Dès dimanche soir, les adversaires du régime chaviste ont appelé à manifester à nouveau hier et demain contre cette Assemblée, qualifiée de « massacre » et de « fraude ». « Nous ne reconnaissons pas ce processus frauduleux, pour nous il est nul, il n'existe pas », a déclaré l'un des chefs de l'opposition Henrique Capriles. Pour le chef du Parlement vénézuélien, Julio Borges, « le gouvernement ne fait que creuser sa propre tombe ».
Source : AFP

Le président socialiste du Venezuela Nicolas Maduro faisait face hier à de nouvelles manifestations de l'opposition, au lendemain de l'élection, dans le sang, d'une toute-puissante Assemblée constituante à sa solde. Le scrutin a été marqué par des violences qui ont fait dix morts, portant à plus de 120 le nombre total de personnes tuées en quatre mois de manifestations antigouvernementales. Il a été boycotté par l'opposition pour laquelle cette institution ne vise qu'à prolonger le pouvoir de M. Maduro dont le mandat s'achève en 2019.La Constituante de 545 membres, qui doit diriger le pays pour une durée indéterminée, doit s'installer demain au siège du Parlement dominé depuis 2016 par l'opposition réunie au sein de la table de l'unité démocratique (MUD), qui ne reconnaît pas la nouvelle Assemblée. Cette...
commentaires (2)

Chavez = Bachar! Ils s'attendent a quoi!

Pierre Hadjigeorgiou

10 h 30, le 01 août 2017

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Commentaires (2)

  • Chavez = Bachar! Ils s'attendent a quoi!

    Pierre Hadjigeorgiou

    10 h 30, le 01 août 2017

  • AH LA LES MALHEUREUSEMENT LES CHOSES NE VONT PAS DANS LE BON SENS !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    09 h 47, le 01 août 2017

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