Sanctions
Poutine : 755 diplomates américains devront quitter la Russie
Le président Vladimir Poutine a annoncé hier que 755 diplomates américains devraient quitter la Russie, conformément à la décision de Moscou de réduire à 455 les effectifs du personnel de l'ambassade des États-Unis et de ses consulats sur le territoire russe. « Plus d'un millier de personnes travaillaient et travaillent encore » dans les représentations diplomatiques américaines en Russie, a indiqué M. Poutine dans un entretien diffusé sur la chaîne publique russe Rossia 24. « 755 personnes devront arrêter leurs activités en Russie », a-t-il précisé, Moscou ripostant ainsi aux nouvelles sanctions votées cette semaine par le Congrès américain.
« Nous avons attendu assez longtemps, en espérant que la situation changerait peut-être vers le mieux, a déclaré M. Poutine. Mais il semble, que même si la situation change, ce n'est pas pour bientôt. »
Défense
Démonstration de force de l'armée chinoise autour de Xi Jinping
La Chine s'est livrée hier à une démonstration de force avec un défilé militaire géant autour du président Xi Jinping. Devant la tribune où Xi Jinping se tenait debout revêtu d'un costume et d'une casquette en treillis, des centaines de véhicules, de blindés et de missiles, ainsi que des milliers de soldats, ont défilé loin du public dans l'immense base militaire de Zhurihe, en Mongolie intérieure (Nord), à environ 500 km au nord-ouest de Pékin. Les médias étrangers n'ont pas été conviés à couvrir l'événement qui était retransmis par la télévision nationale à l'occasion du 90e anniversaire de la fondation de l'Armée rouge. Dans un discours prononcé face aux troupes, Xi Jinping a appelé l'armée à suivre « la direction absolue » du Parti communiste chinois (PCC) et à se tenir prête à « vaincre tout envahisseur » potentiel. La Chine dispose de la première armée du monde en termes d'effectifs, avec 2 millions d'hommes sous les drapeaux.
Exercices militaires américano-géorgiens, à l'ombre de la Russie
La Géorgie et les États-Unis ont lancé hier leurs plus importants exercices militaires conjoints à ce jour, un signe de soutien au petit pays caucasien dont les relations sont tendues avec la Russie. Quelque 800 soldats géorgiens et 1 600 soldats américains participent à ces exercices nommés Noble Partner 2017 et prévus jusqu'au 12 août. Ils incluront également 400 militaires venus d'Arménie, Allemagne, Slovénie, Turquie, Ukraine et Royaume-Uni. Il s'agit des plus importants exercices conjoints américano-géorgiens organisés en Géorgie depuis le conflit éclair avec la Russie en 2008. Le début de ces manœuvres intervient à la veille d'une visite de deux jours à Tbilissi du vice-président américain Mike Pence, durant laquelle il devrait réitérer le soutien de Washington au souhait de la Géorgie de rejoindre l'OTAN.
Moscou affiche sa puissance navale
Le président russe Vladimir Poutine a supervisé hier une parade navale organisée en grande pompe pour montrer la puissance maritime russe, déployée de la mer Baltique jusqu'aux côtes syriennes. Quelque 50 navires de guerre et sous-marins étaient présentés le long de la Neva et dans le golfe de Finlande, à Saint-Pétersbourg, la deuxième ville du pays. Cette manifestation était la plus importante du genre organisée en Russie. « Aujourd'hui, beaucoup de choses sont faites pour développer et moderniser la marine », a déclaré M. Poutine aux militaires après avoir passé en revue les bâtiments militaires à bord de sa vedette présidentielle. « La marine ne s'occupe pas seulement de ses tâches traditionnelles, mais répond aussi avec mérite aux nouveaux défis, contribuant de manière significative à la lutte contre le terrorisme et la piraterie », a-t-il ajouté. Par ailleurs, d'autres parades navales russes, plus modestes, avaient lieu au large de l'enclave russe de Kaliningrad dans la mer Baltique, de la péninsule de Crimée en mer Noire et à Vladivostok, à l'extrême est de la Russie. Pour la première fois, Moscou a également présenté sa force navale à sa base de Tartous, sur la côte méditerranéenne de la Syrie, pays où les troupes russes soutiennent le régime du président Bachar el-Assad.
Crise du Golfe
Le quartette arabe reste ferme face au Qatar
Le quartette arabe anti-Doha s'est dit prêt hier à dialoguer avec le Qatar mais seulement si cet émirat accepte des conditions et revient sur son « soutien au terrorisme et à l'extrémisme », à l'issue d'une réunion des chefs de la diplomatie saoudien, égyptien, émirati et bahreïni à Manama. Le 5 juin, ils ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar et imposé de sévères sanctions économiques à l'émirat gazier.
Pour revenir sur ces sanctions, ils ont exigé le 22 juin la satisfaction de 13 demandes, dont la fermeture de la chaîne de télévision al-Jazeera et d'une base militaire turque, ainsi qu'une révision des liens avec l'Iran chiite, rival régional de l'Arabie saoudite sunnite. Doha a rejeté en bloc ces demandes, estimant qu'elles violaient sa souveraineté.
Dans leur communiqué, les quatre pays ont affirmé que les sanctions prises contre le Qatar étaient des « actes de souveraineté qui sont conformes aux lois internationales ».
Autonomie
Les Kurdes syriens fixent des dates pour des élections
L'administration kurde dans le nord de la Syrie, dirigée par le PYD (Parti de l'Union démocratique), a fixé des dates pour l'élection de conseils locaux et d'une assemblée régionale, une mesure qui pourrait viser à cimenter l'autonomie du Kurdistan syrien, a déclaré samedi un responsable kurde. L'élection de conseils de communautés locales aura lieu à la fin de l'été et celle de l'assemblée régionale en janvier 2018, a-t-il dit. L'autonomie du Kurdistan syrien inquiète la Turquie, qui considère le PYD, et son bras armé les YPG (Unités de protection du peuple) comme une extension du Parti des travailleurs du Kurdistan, qui mène l'insurrection armée dans le Sud-Est turc. Le régime du président syrien Bachar el-Assad tolère quant à lui le contrôle kurde sur certaines parties du pays, mais dit s'opposer au système fédéral décentralisé défendu par le PYD, et qualifie les conseils mis en place par les Kurdes comme des « structures provisoires ».
Religion
Le Soudan devient la 39e province de l'Église anglicane dans le monde
Le chef spirituel des anglicans, l'archevêque de Canterbury Justin Welby, a proclamé hier le Soudan 39e province mondiale de cette communauté chrétienne, estimant qu'il s'agit « d'un nouveau début » pour les chrétiens dans ce pays majoritairement musulman. Depuis que le Soudan du Sud, majoritairement chrétien, est devenu indépendant en 2011, l'Église anglicane au Soudan était administrée depuis Juba. Mais hier, l'archevêque de Canterbury, président de la Communion anglicane – qui réunit les 85 millions de fidèles du monde entier–, a déclaré à Khartoum le Soudan 39e province de cette Communion et y a nommé un primat. Les communautés chrétiennes du Soudan sont concentrées principalement dans le sud du pays, dans la région des monts Nouba au Kordofan-Sud. Il n'existe aucune donnée officielle sur leur nombre.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef