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Moyen Orient et Monde - Syrie

Raid aérien dans la Ghouta orientale : onze civils tués à Arbin

Les rebelles bombardent le quartier de Damas où se trouve l'ambassade de Russie.

Dans la ville d’Arbin, un vieillard est assis dans les décombres de sa maison. Cette localité, située dans la province de la Ghouta orientale, à l’est de Damas, a été bombardée lundi soir par des avions russes ou du régime syrien, selon l’OSDH, qui rapporte également que des raids aériens ont eu lieu hier aussi sur la ville. Abdulmonam Eassa/AFP

Onze civils ont été tués, entre lundi et hier soir, par des bombardements aériens sur une ville de Syrie située près de Damas, dans la province de la Ghouta orientale. La frappe de lundi, qui a également blessé 30 personnes, a visé la localité d'Arbin, contrôlée par l'opposition au président Bachar el-Assad, ont témoigné des habitants de la ville. Elle a été menée par des avions russes ou du régime, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Au moins quatre enfants et une femme figurent parmi les tués, a déclaré le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane. L'hôpital local a confirmé ce bilan. Six frappes supplémentaires ont fait trois morts hier soir.
Un journaliste sur place a déclaré avoir vu, hier matin, cinq petits corps enveloppés dans des linceuls dans l'hôpital d'Arbin. « Ma sœur était venue me rendre visite. Elle et ses deux enfants ont été tués », a relaté une femme en pleurs. Les médecins, épuisés, continuaient hier de prodiguer des soins aux blessés. Trois garçons se serraient dans un lit en attendant d'être soignés. L'un, blessé à la tête, tenait son tee-shirt taché de sang dans ses mains.
Sur le lieu de la frappe, des habitants encore sous le choc déblayaient hier les débris de leurs maisons. « Nous étions en train de dormir à la maison quand l'avion est arrivé et a tiré une roquette », racontait Mohammad, 13 ans. « J'étais avec ma mère et ma sœur, nous avons entendu une énorme explosion », poursuivait-il. Abou Bachar, père de quatre enfants, a raconté que l'explosion a soufflé toutes les fenêtres de sa maison. « On ne voyait plus rien à part de la poussière », a dit l'homme âgé de 30 ans.
En outre, de nouveaux bombardements ont eu lieu hier matin sur Arbin, faisant quatre blessés, a encore rapporté l'OSDH. Hier aussi, des obus de mortier tirés par les rebelles sont tombés dans un quartier du nord-est de Damas où se trouve l'ambassade de Russie, ont indiqué des témoins. Aucun blessé n'a été signalé.
La Ghouta orientale était théoriquement concernée par une trêve devant s'appliquer dans le cadre d'un accord sur des « zones de désescalade » conclu en mai entre la Turquie, soutien des rebelles, et la Russie et l'Iran, alliés du régime. L'armée syrienne avait annoncé le 22 juillet qu'elle ne menait plus de combats dans certaines « zones » de la province, quelques heures après l'annonce par Moscou d'un accord pour sécuriser cette enclave rebelle assiégée. Mais les avions du régime ont continué à mener des bombardements, selon l'OSDH. « C'est la première fois que des civils sont tués dans la Ghouta orientale depuis le début du cessez-le-feu », a indiqué M. Abdel Rahmane.
Lundi, les Russes ont affirmé avoir déployé deux postes de contrôle et quatre de surveillance pour faire respecter la trêve, que Moscou soutient avoir signé avec des groupes insurgés. Aucune faction rebelle n'a confirmé un tel accord. Par ailleurs, le quotidien syrien al-Watan a affirmé, lundi aussi, que les zones de la Ghouta orientale contrôlées par Fateh al-Cham, l'ancienne branche d'el-Qaëda, aujourd'hui présente dans la coalition Tahrir al-Cham, étaient exclues de la trêve. Ces organisations contrôlent Arbin. Une carte de la Ghouta orientale exhibée lundi, au cours d'une réunion du ministère russe de la Défense, semble montrer que la moitié nord d'Arbin est exclue de la trêve. Le raid aérien de lundi soir a visé le centre de la ville, selon l'OSDH.
Hier, un responsable militaire russe a assuré que les informations « sur une frappe présumée, dans la soirée du 24 juillet, dans la zone de désescalade de la Ghouta orientale étaient un mensonge destiné à discréditer le processus de paix ».
Enfin, à Washington, le président Donald Trump a expliqué sa décision de mettre fin au programme américain d'aide à des groupes rebelles syriens en déclarant que ce programme était « massif, dangereux et inefficace ».

Sources : agences

Onze civils ont été tués, entre lundi et hier soir, par des bombardements aériens sur une ville de Syrie située près de Damas, dans la province de la Ghouta orientale. La frappe de lundi, qui a également blessé 30 personnes, a visé la localité d'Arbin, contrôlée par l'opposition au président Bachar el-Assad, ont témoigné des habitants de la ville. Elle a été menée par des avions russes ou du régime, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Au moins quatre enfants et une femme figurent parmi les tués, a déclaré le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane. L'hôpital local a confirmé ce bilan. Six frappes supplémentaires ont fait trois morts hier soir.Un journaliste sur place a déclaré avoir vu, hier matin, cinq petits corps enveloppés dans des linceuls dans l'hôpital d'Arbin. « Ma sœur...
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