Une pétition contre le barrage de Bisri a récolté 1 500 signatures
Une délégation des habitants des villages entourant la vallée de Bisri, où le gouvernement compte construire un grand barrage pour acheminer l'eau vers Beyrouth, a été reçue hier par Taymour Joumblatt, fils du leader druze Walid Joumblatt, pour protester contre le projet de barrage. La délégation regroupait notamment des militants des villages qui avaient été endommagés au cours du séisme de 1956, sur cette faille de Roum située juste sous le site de l'ouvrage prévu.
La délégation a présenté à M. Joumblatt une pétition signée, à ce jour, par 1 500 personnes, et précisant les principaux arguments contre cet ouvrage. D'une part, disent-ils, le barrage représente un danger pour la sécurité publique, étant situé sur une faille géologique. D'autre part, son coût très élevé représente un nouveau fardeau pour un État surendetté. Troisièmement, les détracteurs du projet affirment qu'il est inutile de vouloir stocker de l'eau dans une terre à nature karstique, donc essentiellement poreuse, quelle que soit la technique d'étanchéité adoptée. Les signataires soulignent aussi le risque de voir l'eau stagnante du lac artificiel être polluée rapidement, et nuire à l'homme et aux plantations.
Sur un autre plan, ils estiment que la perte de terres arables fertiles de plus de 5,6 millions de mètres carrés ne peut être compensée en aucune manière. Qui plus est, la construction de ce barrage noiera dans l'eau un patrimoine culturel et historique unique, s'étendant sur plusieurs ères. Le danger du changement climatique menacera le Chouf et ses environs, selon eux, quand des centaines de milliers d'arbres seront abattus. Enfin, un tel projet va à l'encontre des objectifs de développement durable des Nations unies pour 2030, auxquels le Liban a souscrit, rappellent-ils.
Beyrouth Madinati : mettre toute la zone 10 du littoral sous étude
À l'instar de l'association Nahnoo, le rassemblement civil « Beyrouth Madinati » s'est félicité hier de la décision du conseil municipal de Beyrouth de mettre sous étude tout le littoral allant de l'hôtel Movenpick au Summerland. Toutefois, le rassemblement soulève plusieurs points à prendre en compte pour rendre cette mesure plus complète, notamment celui d'englober dans cette étude toute la zone 10 du littoral de Beyrouth, qui commence au niveau de Dalieh-Raouché. Par extension, Beyrouth Madinati demande à ce qu'une vision pour la façade maritime de Beyrouth soit développée, avec la participation des habitants et des groupes qui ont si souvent défendu le droit d'accès au littoral et aux biens-fonds publics. Le rassemblement estime aussi qu'il faut considérer la valeur économique du littoral de Beyrouth comme une fortune partagée par le plus grand nombre possible d'habitants et d'investisseurs, une approche favorisant l'utilisation de cet espace comme un lieu de récréation ouvert à tous, et non confiné dans des projets privés.
Un point crucial soulevé par Beyrouth Madinati est celui « de la nécessité de raser tout projet qui représente une entorse aux lois, notamment le "Eden Bay Resort" et le Grand Café ». Enfin, le communiqué du mouvement insiste sur l'importance de « l'autonomie des décisions du conseil municipal ».
Une délégation des habitants des villages entourant la vallée de Bisri, où le gouvernement compte construire un grand barrage pour acheminer l'eau vers Beyrouth, a été reçue hier par Taymour Joumblatt, fils du leader druze Walid Joumblatt, pour protester contre le projet de barrage. La délégation regroupait notamment des militants des villages qui avaient été endommagés au cours du séisme de 1956, sur cette faille de Roum située juste sous le site de l'ouvrage prévu.La délégation a présenté à M. Joumblatt une pétition signée, à ce jour, par 1 500 personnes, et précisant les principaux arguments contre cet ouvrage. D'une part, disent-ils, le barrage représente un danger pour la sécurité publique, étant situé sur une faille géologique....

