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Moyen Orient et Monde

Brèves

Syrie
Cent jours après, le souvenir de l'attaque chimique à Khan Cheikhoun reste vif
Commerces fermés en signe de deuil, messages de colère : 100 jours après une attaque chimique meurtrière contre la ville syrienne de Khan Cheikhoun, la douleur reste vive parmi les habitants, qui ont rendu hommage cette semaine aux victimes. Le 4 avril, une attaque sur cette ville rebelle de la province d'Idleb a tué au moins 87 personnes, dont des enfants, provoquant l'indignation de nombreux pays et entraînant une riposte des États-Unis, la première frappe américaine contre le régime syrien. Mercredi, des proches des victimes se sont rassemblés sur le site présumé de l'attaque, portant des photos de leurs proches disparus, dont de nombreux nourrissons. « La douleur de la séparation ne m'a pas quitté une seule seconde, comme pour tous ceux qui ont perdu un proche ou un être cher », a affirmé l'un de ces proches. Sa femme, ses deux enfants en bas âge et 19 autres de ses proches ont été tués dans l'attaque.

Conflit
Israël et les Palestiniens signent un accord sur l'eau
L'envoyé du président américain Donald Trump pour la paix au Moyen-Orient a annoncé, hier, qu'Israël fournirait aux Palestiniens des millions de mètres cubes d'eau par an, alors que Washington tente de rétablir la confiance entre Israéliens et Palestiniens. Jason Greenblatt a salué une « étape importante » dans le cadre d'un accord régional plus large sur l'eau, alors qu'Israël a annoncé qu'il fournirait plus de 32 millions de mètres cubes d'eau aux Palestiniens chaque année. « L'eau est une denrée précieuse au Moyen-Orient. Les États-Unis se félicitent de l'accord conclu entre l'Autorité palestinienne et le gouvernement israélien (...) », a déclaré l'émissaire américain lors de la cérémonie de signature à Jérusalem. Les Palestiniens souffrent de pénuries d'eau et affirment que la répartition inégale des ressources en eau favorise Israël. L'accord annoncé hier fait partie d'un projet d'eau plus large, impliquant la mer Rouge et la mer Morte, qui doit être développé ces cinq prochaines années.

Brésil
Lula condamné à son tour à la prison
L'ex-président brésilien Lula, icône de la gauche, a été condamné mercredi à près de 10 ans de prison pour corruption, une sentence qu'il va contester en appel pour préserver ses chances de concourir à la présidentielle de 2018. Luiz Inacio Lula da Silva, dont le charisme a contribué à rehausser la stature internationale du Brésil lors de ses deux mandats (de 2003 à 2010), a été condamné en première instance à neuf ans et six mois de prison pour corruption et blanchiment d'argent. Mais il restera en liberté en attendant le jugement en appel. La condamnation est venue du bureau de Sergio Moro, juge emblématique de l'opération Lavage-Express, qui a déjà mis sous les verrous des dizaines d'hommes politiques, de tous bords, impliqués dans le grand scandale de corruption autour de la compagnie pétrolière publique Petrobras. « La responsabilité d'un président de la République est énorme, et par conséquent sa culpabilité aussi », a insisté le juge dans sa sentence.

Russie
Meurtre de l'opposant Nemtsov : de 11 à 20 ans de prison pour les cinq accusés
Les cinq Tchétchènes reconnus coupables du meurtre, en février 2015, de l'opposant russe Boris Nemtsov ont été condamnés à des peines de 11 à 20 ans de prison par un tribunal de Moscou, après un procès qui n'a cependant pas permis de retrouver le commanditaire. L'homme qui a tiré quatre balles sur Boris Nemtsov, Zaour Dadaïev, a été condamné à 20 ans de prison tandis que ses quatre coaccusés, tous originaires des républiques musulmanes de Tchétchénie et d'Ingouchie, écopent de peines allant de 11 à 19 ans à « régime sévère ». La détention à « régime sévère » implique moins de promenades, de visites de proches ou de correspondances qu'en régime « normal ». Tous devront également payer une amende de 100 000 roubles (1 450 euros) tandis que Zaour Dadaïev, ancien militaire russe, a été dégradé et s'est vu retirer sa médaille de l'ordre du Courage. Les accusés souriaient et discutaient entre eux quand le juge a énoncé son verdict.

États-Unis
Obama revient doucement sur le terrain politique
L'ancien président américain Barack Obama reprend du service au profit de son Parti démocrate : il a participé hier, pour la première fois depuis son départ du pouvoir, à une réunion de levée de fonds démocrate. Un événement qui restera toutefois privé. M. Obama s'est ainsi exprimé lors d'une réunion au profit d'un nouveau comité démocrate, le National Democratic Redistricting Committee, dirigé par son ancien secrétaire à la Justice, Eric Holder. La raison d'être de ce comité est de financer les prochaines batailles électorales au niveau local dans les États américains, dans le but affirmé de prendre le contrôle du très stratégique redécoupage des circonscriptions du Congrès, qui aura lieu après 2020. Aux États-Unis, les 435 circonscriptions de la Chambre des représentants sont redessinées tous les 10 ans après le recensement décennal, dont le prochain aura lieu en 2020.

Rapport
Au moins 200 personnes tuées en 2016 pour avoir voulu protéger l'environnement
Combattre des projets miniers, forestiers ou agricoles a coûté la vie à au moins 200 personnes dans le monde en 2016, une année noire record pour les défenseurs de l'environnement, selon un rapport publié hier par l'organisation Global Witness. Le Brésil (49 morts), la Colombie (37), les Philippines (28) et l'Inde (16) sont les pays où l'ONG a dénombré le plus de victimes parmi les personnes engagées dans la protection de terres, de forêts et de rivières. « La bataille pour la protection de la planète s'intensifie rapidement, et son prix se compte en vies humaines (...) », déplore Ben Leather, de Global Witness. L'ONG s'alarme d'une dégradation de la situation avec un nombre de personnes tuées en hausse (185 en 2015), mais aussi un plus grand nombre de pays où des meurtres ont été enregistrés (24 en 2016 contre 16 en 2015). Compte tenu des meurtres non répertoriés, « il est probable que le vrai nombre » de tués « soit plus élevé », estime l'organisation, qui effectue ce travail de recensement depuis 2002.

SyrieCent jours après, le souvenir de l'attaque chimique à Khan Cheikhoun reste vifCommerces fermés en signe de deuil, messages de colère : 100 jours après une attaque chimique meurtrière contre la ville syrienne de Khan Cheikhoun, la douleur reste vive parmi les habitants, qui ont rendu hommage cette semaine aux victimes. Le 4 avril, une attaque sur cette ville rebelle de la province d'Idleb a tué au moins 87 personnes, dont des enfants, provoquant l'indignation de nombreux pays et entraînant une riposte des États-Unis, la première frappe américaine contre le régime syrien. Mercredi, des proches des victimes se sont rassemblés sur le site présumé de l'attaque, portant des photos de leurs proches disparus, dont de nombreux nourrissons. « La douleur de la séparation ne m'a pas quitté une seule seconde, comme pour tous...
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