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Moyen Orient et Monde - Polémique

Trump fulmine face aux soupçons de collusion avec la Russie

Les fuites à répétition ont décuplé la paranoïa au sein de la Maison-Blanche.

Des protestataires devant la Maison-Blanche le 11 juillet. Andrew Caballero-Reynolds/AFP

La défense s'organisait hier à la Maison-Blanche après les révélations d'une rencontre l'an dernier entre le fils aîné de Donald Trump et une avocate qu'il pensait être une émissaire du gouvernement russe capable de fournir des informations sur Hillary Clinton.
Les démocrates reprochent à Donald Trump Jr, codirigeant de l'entreprise familiale, d'avoir accepté, en pleine campagne présidentielle en juin 2016, ce qui lui était présenté comme une offre d'informations du pouvoir russe afin d'aider le candidat républicain à la Maison-Blanche. Ce qui s'assimilerait à une tentative de coordination avec la Russie – même si l'avocate n'avait apparemment pas les informations attendues, et dit qu'elle n'a rien à voir avec le Kremlin. Un avocat du président américain, Jay Sekulow, a fait le tour des télévisions pour marteler l'argument central : ce rendez-vous n'avait rien d'illégal, et Donald Trump n'était, de toute façon, pas dans la boucle. « La rencontre elle-même et ce qui s'y est passé ne viole pas la loi. Le président n'était pas au courant », a résumé l'avocat sur ABC.
Mais la question de la légalité du rendez-vous est distincte de celle qui intéresse de nombreux élus du Congrès, démocrates et républicains : Don Jr aurait-il dû informer les autorités américaines de la proposition étrange émanant de la Russie ? La question a été posée hier par un républicain à l'homme nommé à la tête du FBI par Donald Trump, Christopher Wray, qui – hasard du calendrier – témoignait lors d'une audition. « Toute menace ou tentative d'interférer dans nos élections, de la part de n'importe quel acteur étatique ou non étatique, correspond au type de choses dont le FBI aimerait être au courant », a-t-il répondu sans équivoque. Le futur directeur du FBI a aussi poliment marqué son indépendance en déclarant que l'enquête du procureur spécial Robert Mueller sur une éventuelle collusion n'était pas « une chasse aux sorcières », le terme employé par le président américain qui s'en estime la victime.
L'avocat et les soutiens conservateurs de Donald Trump utilisaient une seconde ligne de défense : ils rappellent qu'une consultante du Parti démocrate a, en 2016, été en contact avec des responsables ukrainiens dans le cadre de ses recherches sur les liens prorusses de l'ancien directeur de campagne de Donald Trump, Paul Manafort. « Pourquoi ne pas appliquer les mêmes standards aux démocrates. Regardez ce à quoi Hillary Clinton a pu échapper. Honteux ! » a tweeté Donald Trump, qui a aussi défendu son fils, « ouvert, transparent et innocent ».

Paranoïa à la Maison-Blanche
Des signes indiquent que la crise actuelle est plus grave que les précédentes. Selon d'innombrables sources anonymes qui s'épanchent auprès du New York Times ou du Washington Post, Donald Trump est furieux de voir l'affaire russe gagner en ampleur et exaspéré contre ses collaborateurs, particulièrement à cause des fuites à répétition, ce qui décuple la paranoïa interne. Alors qu'il est resté invisible depuis son retour du G20 samedi, des journalistes ont rapporté qu'il passait beaucoup de temps devant sa télévision. Réponse, sur Twitter, du milliardaire : « La M-B (Maison-Blanche) fonctionne parfaitement bien, concentrée sur la santé, les baisses d'impôts et beaucoup d'autres choses. J'ai très peu de temps pour regarder la télévision. » Il devait s'envoler hier soir pour Paris, où il doit participer aux cérémonies du 14 Juillet.
Sur le fond, la rencontre entre Trump Jr et l'avocate russe, Natalia Veselnitskaya, représente l'élément le plus explicite pointant vers une éventuelle tentative de collusion entre le camp Trump et la Russie. Ce sera aux enquêtes officielles de trancher sur la réalité de ces allégations. L'une est conduite par Robert Mueller, ancien directeur du FBI. Les deux autres principales sont menées par les commissions du Renseignement du Sénat et de la Chambre des représentants. Selon l'agence McClatchy hier, ces diverses investigations s'intéressent également de près à l'équipe numérique de la campagne Trump, alors dirigée par Jared Kushner, gendre et conseiller du président, afin de déterminer si elle avait assisté les auteurs présumés russes de la campagne de désinformation et de piratage ayant visé Hillary Clinton et les démocrates. Comme Paul Manafort, Jared Kushner a participé à la fameuse réunion avec l'avocate russe, même si ce n'était que pour quelques minutes, selon son beau-frère.

Source : AFP


La défense s'organisait hier à la Maison-Blanche après les révélations d'une rencontre l'an dernier entre le fils aîné de Donald Trump et une avocate qu'il pensait être une émissaire du gouvernement russe capable de fournir des informations sur Hillary Clinton.Les démocrates reprochent à Donald Trump Jr, codirigeant de l'entreprise familiale, d'avoir accepté, en pleine campagne...

commentaires (2)

IL FULMINE MAIS IL A ENTACHEE LA MINE !

L,AUTHENTIQUE LIBRE EXPRESSION.

17 h 44, le 13 juillet 2017

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Commentaires (2)

  • IL FULMINE MAIS IL A ENTACHEE LA MINE !

    L,AUTHENTIQUE LIBRE EXPRESSION.

    17 h 44, le 13 juillet 2017

  • a se demander comment trump a su developper l'empire herite de son pere . un divorce absolu avec tte sa famille est de rigueur - excepte son dernier fils et sa femme actuelle.

    Gaby SIOUFI

    10 h 50, le 13 juillet 2017

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