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Économie - Politique Économique

Aoun veut sortir de « l’économie rentière »

Le président Michel Aoun s’est exprimé lors d’une réunion avec de nombreux responsables locaux et représentants d’organisations internationales. Photo ANI

Le président de la République, Michel Aoun, a rencontré hier une délégation composée de nombreux responsables locaux, d'organisations internationales et de représentants du secteur privé afin d'aborder plusieurs sujets, notamment liés à la situation économique du pays.
Selon un communiqué de la présidence, M. Aoun a estimé que le Liban devait « privilégier le développement des secteurs productifs » afin de sortir de « l'économie rentière », soulignant que cette orientation de la politique économique permettait « d'assurer la stabilité (du pays) et de soutenir la livre ». Il a également ajouté que le gouvernement œuvrait pour « trouver des débouchés pour les entreprises locales ».

Importations illégales
Le président a ensuite affirmé que « la sécurité, la stabilité et le développement étaient les piliers d'une économie durable », ajoutant qu'il était « inacceptable que le pays dépende de l'aide internationale (...) dans tous les domaines ». Il a également assuré que l'État avait élaboré des stratégies pour « développer l'économie et améliorer la sécurité du pays ».
Concernant les importations illégales, dénoncées depuis plusieurs années par les industriels, M. Aoun a soutenu que « des efforts étaient entrepris pour renforcer l'efficacité des douanes », dont les effectifs « pourraient être épaulés par des agents appartenant à d'autres services de sécurité ». Le président a ajouté que « le port et l'aéroport étaient désormais sécurisés », mais qu'il y avait encore « de nombreuses voies terrestres utilisées par les contrebandiers ».
Cette réunion intervient alors que plusieurs observateurs locaux et internationaux ont récemment exprimé des doutes quant aux perspectives de reprise économique du pays qu'avait laissé entrevoir l'élection de M. Aoun à la présidence de la République, le 31 octobre dernier, après plus de deux ans de vacance présidentielle.
Plus d'une trentaine de responsables étaient présents, notamment : les ministres de l'Économie et du Commerce, Raed Khoury, des Télécoms, Jamal Jarrah, et du Tourisme, Avédis Guidanian, l'ambassadrice de l'Union européenne au Liban, Christina Lassen, le coordinateur spécial adjoint des Nations unies pour le Liban, Philippe Lazzarini, le directeur de programme à la Banque mondiale, Peter Mosley, le gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé, et le président de la Fédération des Chambres de commerce, Mohammad Choucair.
En parallèle, le ministre de l'Économie a pressé le Parlement d'adopter une loi pour réglementer la concurrence, mettre fin aux monopoles de certaines sociétés et permettre à de nouvelles entreprises de se lancer sur le marché local – un projet évoqué à plusieurs reprises ces dernières années.

Le président de la République, Michel Aoun, a rencontré hier une délégation composée de nombreux responsables locaux, d'organisations internationales et de représentants du secteur privé afin d'aborder plusieurs sujets, notamment liés à la situation économique du pays.Selon un communiqué de la présidence, M. Aoun a estimé que le Liban devait « privilégier le développement des secteurs productifs » afin de sortir de « l'économie rentière », soulignant que cette orientation de la politique économique permettait « d'assurer la stabilité (du pays) et de soutenir la livre ». Il a également ajouté que le gouvernement œuvrait pour « trouver des débouchés pour les entreprises locales ».
Importations illégalesLe président a ensuite affirmé que « la sécurité, la stabilité et le développement...
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