Le quartier allemand de Strasbourg, Neustadt ou « ville nouvelle », a été classé dimanche sur la liste du patrimoine mondial établie par l'Unesco. Méconnue du grand public et en Allemagne, la Neustadt a été construite sous le règne de l'empereur Guillaume II, s'étend sur 90 hectares et comprend un vaste ensemble d'édifices et d'immeubles de styles néogothique, néorenaissance et Art déco. Patrick Hertzog/AFP
Le quartier allemand de Strasbourg, Neustadt, figure depuis dimanche sur la liste du patrimoine mondial établie par l'Unesco, un succès dans lequel le maire voit la consécration de la dimension européenne de sa ville. L'ancien centre de Strasbourg, la Grande Île, autour de la cathédrale, était déjà depuis 1988 sur cette liste des biens présentant une valeur universelle exceptionnelle. La décision de dimanche constitue donc une extension de ce site. Méconnue du grand public et en Allemagne, la Neustadt ou « ville nouvelle », est l'un des rares ensembles allemands qui n'aient pas été détruits par les Alliés. Cette « ville nouvelle », construite sous le règne de l'empereur Guillaume II, s'étend sur 90 hectares et comprend un vaste ensemble d'édifices et d'immeubles de styles néogothique, néorenaissance et Art déco. Et comme pour souligner l'égalité de traitement ou la proximité entre l'Allemagne et la France, le Comité du patrimoine mondial a, le même jour, élargi le site architectural allemand du Bauhaus, à Weimar et Dessau, aux maisons à balcons de Dessau, y ajoutant aussi l'École syndicale ADGB à Bernau.
Parallèlement, un temple à « ciel ouvert », le marae Tapu-tapu-atea, situé sur une île de la Polynésie française, a également été inscrit sur la liste du patrimoine mondial. Tapu-tapu-atea veut dire « sacrifices venus de loin ». Il s'agit d'un « ensemble cérémoniel majeur », localisé sur l'île de Ra'i-atea. Cette dernière est connue pour être l'île sacrée de l'archipel des îles de la Société. Également, le site archéologique du quai de Valongo, dans le centre de Rio de Janeiro, par lequel ont été débarqués quelque 900 000 esclaves africains sur le continent américain, a reçu la même distinction de l'Unesco. Le quai de pierre a été construit à partir de 1811, et il s'agit de la trace physique la plus importante associée à l'arrivée d'esclaves africains sur le continent américain. Ce quai est le pendant de l'île de Gorée. Classée au patrimoine mondial en 1978, l'île sénégalaise est reconnue comme le point de départ emblématique des esclaves africains vers l'Amérique. Le Brésil fut un des derniers pays à abolir l'esclavage, en 1888.
Source : AFP

